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Alren Alren 7 juillet 2016 19:32

@foufouille

2 à 4 % de perte de QI c’est effectivement grave car ce genre de donnée est très stable normalement !


Contrairement à ce que croyait Binet et Simon qui ont élaboré la version française, ce test de QI ne « mesure » pas « l’Intelligence », laquelle ne se laisse pas appréhender par quelques items aussi ingénieux soient-ils, mais note des performances, qui comme toutes les performances, s’améliorent avec l’entraînement.


La vitesse de lecture, le volume de vocabulaire maîtrisé dépendent énormément du nombre d’ouvrages « absorbés ».

La capacité d’empathie, essentielle aux relations sociales et à l’ouverture d’esprit s’améliore au contact de personnes empathiques ou à la lecture de romans psychologiques qui sont à la portée de qui veut les emprunter gratuitement dans les bibliothèques de prêt, voire des films de qualité.

La capacité à un raisonnement logique, au calcul mental (sans grand intérêt mais à laquelle certains tiennent beaucoup) dépendent d’un entraînement régulier dont les bases ont été lancées au cours de la scolarité dont la durée ne cesse de s’allonger.

Même la sensibilité artistique qui participe de la véritable intelligence ne peut se développer sans le contact avec des œuvres. Or notre époque est celle de la prolifération des sources d’images et de sons.


Bref tout est en place aujourd’hui pour que les réponses aux tests de QI type Binet-Simon s’améliorent. Et c’est ce qui s’est passé, paraît-il dans le passé récent.


Donc, les conditions d’un bon entraînement des cerveaux étant toujours là, et même s’améliorant, il faut trouver une cause à leur baisse de performance.

Que les perturbateurs endocriniens abîment le cerveau, organe fragile, comme ils abîment le reste du corps n’est en soit pas étonnant. Ils sont entre autres malfaisances responsables de la baisse de la fertilité masculine et peut-être féminine et perturbent gravement la reproduction de poissons qui vivent dans des eaux polluées.

On peut y ajouter l’alcool, mais ce fléau frappait encore plus autrefois les adultes, les géniteurs et parfois les enfants ! De même pour le tabac qui fait baisser le taux d’oxygène dans le sang, alors que le cerveau qui consomme au repos 20% de l’énergie dissipée dans le corps en est particulièrment avide pour son métabolisme.

La nouveauté de notre époque c’est la généralisation des drogues « festives » et particulièrement de par le nombre de personnes, dont les jeunes qui l’utilisent est candidat également pour expliquer la baisse de performance des cerveaux contemporains.


Comme souvent, avec les médicaments par exemple, au lieu de s’additionner simplement, les effets délétères des perturbateurs endocriniens, de l’alcool et du cannabis, forment sans doute une dramatique synergie.


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