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eugene eugene 1er août 2016 22:30

Votre article est sans doute intéressant par bien des aspects. On arrive toujours à sortir le coté déplaisant et sombre d’un auteur, si l’on s’applique à soulever les meubles qui recouvrent les nids à poussières qu’on a planqués...J’ai lu dernièrement des pages sur Dickens et sur Zweig où ces types ne sortaient pas grandis. Ne parlons pas de Freud...En fait bien peu s’avérèrent lumineux dans leur vie, et même dans tous leurs écrits. Georges Orwell fera pour moi exception, mis à part le fait qu’il ai exécuté un éléphant en Birmanie. Mais c’était à l’époque où il était officier, et puis cet éléphant était fou.

 C’est quand même une tâche. Un éléphant même s’il est gros et fou reste un animal sans défense. Mais le devoir d’un officier anglais et tout ça font que vous claquez la porte un jour à vos obligations et à votre réserve. Une chose dont Huxley ne se départit jamais. Ce coté rigide et un peu froid, amoureux pourtant des couleurs chaudes des impressionnistes, louchant vers le décolleté des belles dames, comme un entomologiste. Mais il reste toujours en dehors du cadre. Ses mots et ses concepts ne seront jamais ceux d’un artiste, mais d’un intellectuel, formaté par la science des salles de dissection et d’expérimentation. 
Voilà Huxley, avec les mots qui jaillissent en vrac de mon clavier, 40 ans plus tard après avoir lu « la traversée des apparences », un nom évocateur.
Tout de même, Orwell berça mon adolescence, et Wells ( un satyre) aussi. Huxley m’a fait beaucoup réfléchir, comme tant d’autres. Un homme qui voyait donc d’une façon un peu froide, malgré tous ces efforts, formaté par sa classe. 
Mais enfin l’homme était pratiquement aveugle. Je lui pardonne beaucoup pour des livres que personne ne lit plus, et qui sont restés un peu en moi, m’ont fait ce que je suis. Un peu snob, un peu happy few, dissertant sur les rivages de la vieille europe, du monde qui nous attendait. « Contrepoint » et« la paix des profondeurs » m’avaient tant plu, du moins je tentais de m’en convaincre, comme face à quelqu’un qui possède le verbe et la manière, que j’avais souligné bien des passages. Je ne pense pas qu’il est traité le fait religieux, enfin pas à la façon dont tout cela a mal tourné, bien loin des querelles métaphysiques, et des vues de Malraux.
 Au delà du débat sempiternel, Orwell ou Huxley, arnaque politique ou scientifique, préfigurant notre avenir, Peut être après tout que Lovecraft avec ces créatures dingues venues de l’espace, et leurs prêtres et disciples psalmodiant des choses, pour tenter de prendre notre place sur terre, était le vrai voyant des temps à venir. 

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