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Bertrand Cassoret Bertrand Cassoret 5 août 2016 22:36

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, la catastrophe de Tchernobyl a fait
quelques milliers de morts ; mais le charbon tue des centaines de milliers
de personnes chaque année. Les énergies fossiles représentent, en nombre de morts, plusieurs centaines de Tchernobyl chaque année !
Les rejets radioactifs dus à la catastrophe nucléaire de Fukushima auront sans doute un impactsur la santé, mais on peut lire sur le site internet de l’Organisation Mondiale de la Santé que « les risques prévus sont faibles pour l’ensemble de la population à l’intérieur et à l’extérieur du Japon ». Le rapport de 2013 du Comité Scientifique des Nations-Unies pour l’Étude des Effets des Rayonnement Ionisants, affirme que « Aucun décès, aucune
maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et
l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima », « Aucune conséquence
perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants »,
« l’accident de Fukushima n’a fait aucune victime, décès ou malade, du fait des radiations
émises, et que dans l’avenir, les conséquences de ces mêmes radiations seront trop faibles
pour être discernables » ; un rapport écrit par 80 experts de 18 pays, confirmé en 2015, et
largement ignoré des médias français.
Ceux qui se méfient de ces sources d’informations trop officielles peuvent se rendre sur le site
Wikipedia  : on peut y lire que 45 à 55 personnes sont mortes du fait de
l’accident ou de l’évacuation du secteur, moins de 20 personnes ont été gravement blessés ou
fortement irradiés, moins de 1000 personnes ont été blessés légèrement ou faiblement irradiés.
On me dira que ces rapports rassurants émanent de personnes en conflit d’intérêt, sous
l’influence du fameux lobby nucléaire, et que d’autres rapports concluent à des conséquences
bien plus importantes. Mais ces autres rapports émanent bien souvent de militants antinucléaires dont l’objectivité n’est pas davantage acquise, tant ils veulent montrer les dangers de ce qu’ils combattent. Les associations qui luttent contre le nucléaire perdraient tout intérêt (et donc financements et emplois) si elles se mettaient à confirmer les chiffres officiels.
En tout état de cause, les conséquences de Fukushima, évacuation des résidents et pollutions
radioactives, sont graves mais à replacer dans le contexte d’un séisme et d’un tsunami qui ont
tué au moins 15 000 personnes et envoyé des tonnes d’objets et de polluants dans la mer
(voitures, débris de maisons, machines, hydrocarbures, solvants, acides, pesticides,
médicaments et autres polluants toxiques) dont les conséquences sur la santé sont ne sont pas quantifiables.
Ce séisme a d’ailleurs entrainé la rupture du barrage hydraulique de Fujinuma causant
plusieurs morts - des dizaines de milliers de personnes sont mortes au 20ème siècle à cause
des ruptures de barrage, soit bien plus qu’à cause des accidents nucléaires - et personne ne
demande l’arrêt de la production d’électricité par ce moyen.
Environ 100 000 personnes ont dû évacuer le secteur de Fukushima, soit moins de 20% des
550 000 personnes qui ont perdus leur habitation à cause du séisme et du tsunami. La
construction du barrage des Trois Gorges en Chine, qui sert également à produire de
l’électricité, a nécessité l’évacuation de plus de 10 fois plus de personnes que la centrale
nucléaire de Fukushima.
Après cette catastrophe, le japon a stoppé ses centrales nucléaires qui produisaient environ
28% de l’électricité japonaise. Ce manque de production a été très peu compensé par des
économies d’électricité, et largement compensé par une production d’électricité au gaz, fuel et
charbon, entrainant des émissions de CO2 et de divers polluants. Il est probable que
les conséquences sur la santé de ces émissions soient pires que celles de la radioactivité de
Fukushima.
On peut faire un parallèle avec la comparaison entre les moyens de transport : l’avion fait plus
peur que les autres moyens, c’est pourtant statistiquement le plus sûr.
Actuellement, les pays qui arrivent à produire une large part d’électricité non issue d’énergie
fossile polluante sont ceux qui ont développé le nucléaire et/ou qui ont la chance d’avoir une
géographie permettant l’hydroélectricité (la France, la Suisse, la Suède, la Norvège)


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