• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


philippe baron-abrioux 13 septembre 2016 07:16


 BONJOUR ,

 j’ ai trouvé dans cet article quelques points qui pourraient prêter à réflexion si veut bien parler de l’école de la République avec des éléments objectifs facilement vérifiables .

ces éléments , je les tire de mon expérience professionnelle comme enseignant maître auxiliaire en Guyane puis comme formateur dans la lutte contre l’illettrisme ( déclarée plusieurs fois grande cause nationale ) 

  premier point ,celui de la médecine scolaire . Où est elle ?

 quand j’accueillais en formation des jeunes en situation d’illettrisme , sortis à 16 ans ou plus du système de scolarité obligatoire , j’ai obtenu de la C.PA.M de la Gironde , dès la première quinzaine de l’intégration aux groupes , un bilan de santé complet : ce qui fut repéré par ce bilan obligatoire est assez clair :

problèmes de vue , d’audition , non détectés , de latéralisation , d’organisation spatiotemporelle , de nutrition carencée , et découverte de vaccinations non effectuées avec un cas de tuberculose et un cas de séropositivité .

 peut on dans de telles conditions accéder aux fameux savoirs de base ou fondamentaux ?

 il est vrai que les « trois jours » prévus pour les jeunes appelés avant leur possible incorporation , permettaient par le biais des tests psychotechniques et de la visite médicale (S.I. G.I. C.O.P ) de détecter bon nombre de ces problèmes , même s’il n’y avait aucune obligation de prise en charge dans le cadre civil de ce qui était observé ;

moyen de détecter les cas d’illettrisme et d’en donner un début d’explication:ces chiffres étaient communiqués aux différents ministères concernés et l’éducation nationale n’avait il me semble aucun entrain à les diffuser .

 dès mon service national avec un camarade , nous avons pu mettre des heures de formation pour ceux que nous avions détectés de notre contingent qui se trouvaient en situation d’illettrisme avec l’aval de notre hiérarchie .

 second point à évoquer , l’empilement de réformes à un rythme que personne du secteur éducatif au sens large ne peut suivre . un brouillage de tous les acteurs parents , enseignants , élèves , équipes administratives et éducatives , ministère lui même qui se perdent et ont du mal à comprendre la finalité réelle des modifications apportées à chaque rentrée ou presque .

là où il serait important selon moi d’avoir une certaine stabilité , l’improvisation plus ou moins heureuse devient la règle de fonctionnement .

 enfin le cadre scolaire , à tous les niveaux ,n’est plus le cadre apaisé qu’il devrait être ,,condition essentielle des acquisitions utiles à tout élève . l’effort n’y est plus valorisé , la discipline la plus élémentaire , faute d’y être expliquée comme condition de progrès dans le parcours , s’est diluée , la courtoisie oubliée et la politesse ringardisée à un niveau inquiétant .

 les enseignants se « dépatouillent » dans un univers dont les repères les plus élémentaires de vie en bonne intelligence sont presque toujours absents ou très peu valorisés .

 la refondation de l’école est elle toujours à l’ordre du jour ou , comme la lutte contre l’illettrisme qui concerne à peu près 10 % d’une tranche d’âge , abandonnée ou repoussée une fois encore ?
 d’autres pays , comme le Canada ont fait des choix efficaces pour réduire le nombre de « décrocheurs » et d’illettrés avec des moyens humains redéployés sur des postes de tutorat et de monitorat avec des résultats qui semblent prometteurs .
 

 vous n’aimez pas Philippe Meirieu,soit , mais il me semble que vos engagements politiques vous aveuglent pour en arriver à des paroles aussi calomnieuses .

 BONNE FIN DE JOURNEE !

 P.B.A
 

 

 

 


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès