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Agor&Acri Agor&Acri 4 mai 2017 15:06

@ l’auteur,

Edwy Plenel fait partie de ces perpétuels « exprimeurs d’opinion » (pour ne pas dire donneurs de leçons)
qui ont une face non explicitement révélée, laissée dans le non-dit, laissée dans un semi-pénombre.
car cette face apparaîtrait trop antinomique avec le personnage, avec l’image qu’ils souhaitent véhiculer d’eux-mêmes.
Derrière ses jolis discours baignés d’humanisme et d’universalisme, Plenel est anti-français et atlantiste (d’où des biais souvent insidieusement -mais parfois ouvertement- favorables aux ingérences politique et militaires qui déstabilisent la Russie et le Moyen-Orient).

En ce sens, il est tout à fait assimilable aux « nouveaux philosophes » (Glucksmann, Bruckner, BHL, ...), dont les combats servent, depuis 3 décennies, des intérêts qui ne sont objectivement pas ceux de la paix et de la concorde entre les peuples.

Je signale au passage un article paru le 1er mai, ici : bibliobs.nouvelobs.com
et intitulé
BHL, lu et approuvé par la CIA
Un rapport de 1985 sur l’influence des Nouveaux philosophes en France a été rendu public.

En voici les grandes lignes :
-----------------------------------------------------
Grâce à une loi américaine sur la déclassification des dossiers de la CIA, on peut découvrir ces jours-ci un rapport intitulé « France : la défection des intellectuels de gauche », remis à l’Agence en décembre 1985.
(…)
Pendant les années 1950 et 1960, la CIA a financé en sous-main le Congrès pour la Liberté de la Culture, un organisme basé à Paris, qui soutenait des revues intellectuelles et des magazines (dont la « Paris Review »).
(…)
La thèse principale du rapport de 1985 est que la bataille française a été gagnée. Un « nouveau climat intellectuel » parisien, marqué par l’anti-totalitarisme et incarné par Bernard Henri-Lévy, va désormais œuvrer sans le savoir pour les Etats-Unis.
La CIA se félicite que « l’intellocratie gauchiste » qui régnait sur Paris soit morte, (…)
Les espions américains en accordent le mérite à une « coterie de jeunes agitateurs qui, pendant plus d’une décennie, ont converti à grand bruit dans les cercles militants, en attaquant la gauche française, vue comme dangereuse et intrinsèquement totalitaire » : les Nouveaux Philosophes. (…) Décrits comme d’anciens communistes ayant abjuré « les sophismes staliniens enseignés à l’Ecole Normale Supérieure », emmenés par Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann, ils sont populaires et « ont compensé leur prose abstruse en devenant des personnalités médiatiques à sensation »
(…)
Ainsi, ce « climat » va « rendre difficile la mobilisation d’une opposition significative aux actions américaines en Amérique centrale ». (Le rapport évoque ici le soutien des juntes anti-communistes au Nicaragua.)
(...)
------------------------------------------------------------

2 exemples illustrant comment cela se traduit concrètement :

1/ La face cachée du « Monde » – 2003
Comme l’expliquent Pierre Péan et Philippe Cohen, c’est en fait un trio (J-M. Colombani, Alain Minc, Edwy Plenel) qui a pris le pouvoir, imposé une ligne rompant avec les principes mêmes du journalisme et développé une idéologie qui masque la formidable volonté de puissance de l’équipe dirigeante – sans que le quotidien retrouve pour autant sa prospérité d’antan.

L’idéologie-Monde

Au temps d’Hubert Beuve-Méry et de Jacques Fauvet, il y avait un esprit du Monde  : il exprimait les valeurs politiques de la gauche, alors dans l’opposition. Nous avons maintenant affaire à un journal sectaire, qui fait campagne contre l’Etat et contre la nation au nom d’une idéologie devenue dominante chez les oligarques de toutes tendances : l’Europe supranationale, l’ultra-libéralisme, le « girondinisme ». Certes, on trouve encore au sein de la rédaction des keynésiens et des patriotes, mais la troïka impose une ligne générale que chacun applique et fait appliquer avec une efficacité d’autant plus grande qu’il y a division du travail stratégique : Jean-Marie Colombani rédige les homélies « bruxelloises », atlantistes et décentralistes ; Edwy Plenel mène les opérations de déstabilisation de l’Etat ; Alain Minc veille à l’apologie du nouveau capitalisme.

2/ La guerre d’Irak – 2003

En 2003, quelques intellos soixante-huitards dénonçaient la France « soviétique » incapable de s’aligner sur les Etats-Unis pour aller combattre en Irak aux côtés des « boys » de George W. Bush.

Sûrs de leurs certitudes, en avril 2003, nos trois soixante-huitards (Philippe Glucksmann et Pascal Bruckner et Romain Goupil) enchaînaient les prises de parole pour soutenir l’intervention américaine en Irak

et n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer «  l’antiaméricanisme français

Bizarrement, à l’époque, l’interventionniste BHL n’avait pas rejoint la troupe.

C’est plus tard que le philosophe deviendra un inébranlable va-t-en guerre. A l’époque, Bernard-Henri se tâte encore, changeant de discours en fonction du public.

(https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/12/16/2003-les-idiots-utiles-de-la-guerre-en-irak-par-regis-soubrouillard/)


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