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babelouest babelouest 29 mai 2017 11:56

Un terme m’interpelle sinistrement : le Marché de la Poésie.

Une fleur aussi fragile ne saurait supporter un marché, sans mourir. Qu’on parle de galeries, comme pour des tableaux, où des amoureux de l’Art viennent, commentent, voire s’entretiennent avec l’auteur s’il est présent : oui. Mais le mot marché est sacrilège, comme il devrait l’être pour l’eau et certains autres produits de nécessité.

Certes, pour des béotiens bardés de diplômes sclérosants, tout se vend, tout s’achète, indifféremment et avec des manières d’hippopotame dans un magasin de verres de cristal. Ces catastrophes devenues non-humains ont d’ailleurs réussi à créer un Marché de l’art contemporain, qui est celui de la hideur à l’état « pur ». L’art vrai continue à exister sous le manteau, loin de leurs regards qui ne comprendraient pas.

Il en est de même pour la poésie : un clochard s’en emparera et s’en nourrira ; un polytechnicien la laissera tomber à terre comme une feuille de marronnier sans importance.

J’ajoute : la poésie, bien sûr se doit d’être écrite avec délicatesse et EN FRANÇAIS, pas dans ce jargon incompréhensible, souvent imprononçable, que l’on nomme le GLOBICHE. Le français est le plus bel outil qui soit pour la poésie. Et, ô surprise, le français N’EST PAS À VENDRE.


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