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Agor&Acri Agor&Acri 31 août 2017 16:17

@Spartacus
depuis quelques années que je croise de ci de là vos commentaires ou articles sur ce site,
il m’est difficile, face à un entêtement idéologique aussi constant, aussi extrême et aussi dénué d’objectivité, de ne pas me demander ce qui vous motive...

Il y a parfois une part de vérité dans vos arguments, mais ils restent souvent faibles, grossiers, contestables et donnent dans la rhétorique manipulatrice.

Je prends 2 exemples :

1/ "Dans les faits, le salaire des employés de Renault ne dépend absolument pas du revenu de son PDG, ni des dividendes des actionnaires...« 
Propos radical, à l’emporte-pièce, qui révèle une évidente faiblesse d’analyse.
Ca vous aurait fait saigner les gencives de simplement dire »ne dépend pas forcément du revenu...« , ou bien  »ne dépend que dans une certaine mesure du revenu... ?
Malheureusement pour les idées que vous prétendez défendre -et heureusement pour ceux qui ne les partagent pas smiley - vous n’êtes pas du genre à faire dans la dentelle.
Vous, ce serait plutôt marteau et burin, maniés avec les pieds.

Smic Brut annuel 2016 : 17 600€
Salaire Brut de Carlos Ghosn versé par Renault en 2016 : 7 000 000 €* (env. 400 ans de Smic)
*auxquels s’ajoute le salaire versé par Nissan = + de 8 000 000 €

Hypothèse d’école : Si Ghosn gagnait « seulement » 20 fois le Smic,
le salaire annuel que lui verserait Renault serait de plus de 350 000€
Et les caisses recèleraient un pactole « virtuel » de 6 650 000 €, qui permettrait d’augmenter de 15% le salaire de 2500 salariés smicards...avec un effet neutre à la fin de l’année pour les comptes de l’entreprise.
Voilà ce que cet homme préempte (siphonne !) dans les caisses de l’entreprise, pour sa seule personne.
Mais il va de soit, bien évidemment, que "Dans les faits, le salaire des employés de Renault ne dépend absolument pas du revenu de son PDG« ...absolument pas, d’aucune façon, même pas en rêve...et puis quoi encore !

2/ l’exemple du lance-pierre = affligeant d’ineptie smiley
 »La transaction a généré 3€ de richesse que vous avez encaissée. La richesse générale est passée par l’échange de 3€ à 6€ et personne n’est plus pauvre (...) L’échange et le commerce comme vous le constatez, n’est pas un jeu à somme nulle"
 
Que devient la belle histoire de création magique de richesse, si on place les faits dans un contexte chronologique ?
1/ Monsieur B travaille pour fabriquer un lance-pierre et le vend à Monsieur A qui dispose d’un capital de 3€ pour l’acheter.
Question : d’où vient le capital de M. A ? N’a-t-il pas dû travailler pour se le procurer ?
2/ B a besoin d’une casserole et en achète une 3€ à M. C.
Il aurait bien voulu acheter celle à 4€, un peu plus grande, mais il n’avait pas assez d’argent.3/ désormais, B n’a plus son lance-pierre qui valait 3€, n’a plus les 3€ gagnés en le vendant à A mais a une casserole d’une valeur de 3€
Quant à C, il n’a plus sa casserole qui valait 3€ mais il dispose de 3€.
4/ Et si C utilise ses 3€ pour acheter des chaussettes à D, qu’aura-t-il d’autre qu’une paire de chaussettes valant 3 €, contre au départ une casserole valant 3€ ?
Ca commence à en faire du monde, tous impliqués dans l’échange et le commerce...mais pourtant, à l’arrivée, chacun ne possède que 3 € de valeur, même ceux qui ont fait plusieurs transactions.

Dites-moi Spactacus, où est l’enrichissement général supposément démontré par votre exemple ?
Fausse démonstration mais vrai foutage de gueule !

Imaginons maintenant quelqu’un de débrouillard, qui sait tout faire de ses 10 doigts = il se fabrique un lance-pierre, une casserole et une paire de chaussette = le voilà plus riche que les 3 autres mais pourtant il n’est pas passé par l’échange et le commerce.

Alors Spartacus, quelle était la valeur de votre brillante démonstration ?

Les seules personnes qui peuvent s’enrichir, dans la réalité, et hormis des tricheurs, arnaqueurs, bonimenteurs, ce sont celles qui disposent de moyens de production et qui font appel à la force de travail d’autrui en les payant 2€ pour chaque lance-pierre, ou casserole, ou paire de chaussettes produite, sachant qu’il les revendra 3.
Et là, effectivement, l’exploitation de la force de travail « n’est pas un jeu à somme nulle »


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