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Christian Labrune Christian Labrune 9 février 2018 12:26

@Robin guilloux

Excellent article. Je n’ai pas encore lu le bouquin de Faye que vous citez, mais je vais le commander, même si la perspective d’avoir à me replonger dans les pièces d’un procès pour moi parfaitement achevé me pèse de plus en plus. C’est triste qu’après L’ontologie politique de Martin Heidegger de Bourdieu et le bouquin de Farias, on en soit encore à épiloguer sur le cas Heidegger. Il y a bien quarante ans qu’on qu’un tel questionnement n’a plus aucun sens, constitue une perte de temps, et la récente publication des Cahiers noirs aurait dû mettre un terme à tant de dévotes élucubrations. Le nazisme a eu son philosophe et il s’appelait Heidegger. Point final.

La seule question qui subsiste désormais, et fort épineuse, c’est celle de la cécité intellectuelle. Comment un universitaire spécialiste de la philosophie pouvait-il, après la guerre, lire Sein und Zeit et les Holzwege sans y déceler immédiatement de profondes affinités avec l’idéologie allemande du IIIe Reich ? Cela me dépasse.

Me heurte tout autant la fascination que certains continuent d’éprouver devant la « philosophie » d’un Nietzsche. Que l’oeuvre posthume sur la volonté de puissance ait été largement falsifiée, cela ne fait aucun doute, mais si les nazis s’étaient contentés des textes publiés du vivant de l’auteur, il me semble qu’ils auraient été parfaitement fondés à en faire aussi leurs choux gras : ça allait très bien dans le sens de leur délire.


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