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Copper Lebrun Copper Lebrun 12 février 2018 22:30

Effectivement, après avoir consulté les propos du Dr Ducanda, je confirme que l’on sent dans cette personne une réelle volonté de témoigner du sort de ces enfants affligés de troubles développementaux dus à l’exposition à certaines machines décrits sous le nom de Syndrôme de l’Ecran Electronique dans ce document non traduit

https://www.psychologytoday.com/blog/mental-wealth/201207/electronic-screen-syndrome-unrecognized-disorder

qui n’a d’égale que son ignorance totale de la nature des troubles autistiques, lesquels doivent être dépistés le plus tôt possible à l’aide d’outils psychométriques et d’interviews parentales adéquats, et non par des gens non formés à l’autisme tels qu’ ... elle-même qui se permet de remettre allègrement en question les diagnostics laissés par les Centre de Ressources Autisme (prétendant avoir éliminé les symptômes autistiques de 48 enfants diagnostiqués par les CRA, ce qui jusqu’à preuve du contraire relève quasiment d’un miracle comparable au « toucher des écrouelles »...)

(Ducanda = Saint Louis ?)

@ EstelleAst : inutile de converser avec des personnes qui ne savent pas distinguer des causes psycho-affectives de causes neuro-développementales

... ça s’apprend par l’expérience, le contact direct, ou alors une sacré formation si possible hors des frontières francophones, pays du vénéré chamane parisien Jacques Lacan pour qui les autistes qui jouent avec des trains et des tunnels rêvent de « foutre leur mère » (je cite)

Pour info, je suis à la fois un autiste « régressif », même si ma régression est moins classique et moins spectaculaire que celles que l’on voit d’habitude puisqu’elle a eu lieu à vingt-neuf ans à cause surtout d’un stress physiologique considérable

... et quelqu’un qui a répondu le reste de sa vie à ce qu’on appelerait une forme d’autisme légère, le syndrôme d’Asperger.

Donc à mon sens, l’autisme est une inflammation chronique du cerveau, avec parfois des malformations et des lésions cérébrales, possiblement accompagnée de troubles gastriques, qui se traduit avec une grande diversité comportementale, ancrée sur des bases génétiques attestées, mais non suffisantes pour expliquer les conditions les plus handicapantes.

_d’autres le définissent comme une simple « neuro-divergence », un cerveau qui serait différent à la naissance, et réfuteront les inflammations, malformations et lésions observées... les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisantes pour trancher.

... l’autisme est tout cela mais aucunement psychologique... allez relire les définitions internationales en ôtant d’abord vos lunettes psykk.

il semble utopique et dangereux de vouloir « soigner » l’autisme, en effet il est possible de diminuer les troubles cognitifs, la sensibilité sensorielle, les troubles anxieux, gastriques, et de faire rattraper à la personne son retard développemental, mais jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’une condition neurologique durable, qui transforme la vision du monde et ne disparaît SURTOUT pas en l’espace d’un mois par une cure anti-écrans.

Laisser croire une telle chose, c’est piétiner la déontologie médicale.

Parler d’« autisme virtuel » équivaut à faire l’aveu de proposer une prise en charge tout aussi « virtuelle »...

Ce qui est peut-être le noeud du problème puisque les théories de l’« autisme virtuel » nous viennent du psychologue roumain Marius Zamfir

https://sergetisseron.com/blog/autisme-virtuel-chronologie-d-une-epidemie-mediatique

qui met bien en valeur l’intérêt de développer le diagnostic d’« autisme virtuel » en Roumanie, pour la raison simple que l’autisme représente un handicap qui dure toute la vie, avec un manque-à-gagner pour la force de travail du pays et qui a le mauvais goût d’augmenter les dépenses de handicap de l’Etat.

en outre, les distingués membres du COSE (dont fait partie le Dr Ducanda) ont été reçus à l’Elysée par Mme Macron qui s’inquiète de la hausse inquiétante de l’autisme en France...

... et donc...

... si l’autisme coûte trop cher, pourquoi ne pas « virtualiser » celui-ci, ainsi que les prises en charges proposées, ainsi que les AVS promises

... l’autisme de demain sera virtuel ou ne sera pas ?


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