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Philippe VERGNES 28 février 2018 11:43

@ Bonjour Michel J. Cuny,


Suivant votre série d’articles sur Freud et maintenant Janet, je me permets de vous relatez une petite anecdote concernant ce dernier sur le problème de la folie et du génie qu’il traite dans l’ouvrage que vous citez. Comparant la folie et le génie, Pierre Janet écrit : « [...] quelles que
soient les analogies dans les circonstances extérieures, la folie et le génie sont les deux termes extrêmes et opposés de tout le développement psychologique. Toute l’histoire de la folie. Comme l’a soutenu Baillarger et après lui beaucoup d’aliénistes, n’est que la description de l’automatisme psychologique livré à lui-même, et cet automatisme dans toutes ses manifestations dépend de la faiblesse de synthèse actuelle qui est la faiblesse morale elle-même, la misère psychologique. Le génie, au contraire, est une puissance de synthèse capable de former des idées entièrement nouvelles qu’aucune science antérieure n’avait pu prévoir, c’est le dernier degré de la puissance morale. Les hommes ordinaires oscillent entre ces deux extrêmes, d’autant plus déterminés et automates que leur force morale est plus faible, d’autant plus dignes d’être considérés comme des êtres libres et moraux que la petite force morale qu’ils ont en eux et dont nous ignorons la nature grandit davantage. » (Sur le développement de la force morale, cf. ma série d’article sur l’empathie.)

Cette capacité de synthèse, que notre société basée sur la seule analyse semble avoir égarée en chemin, serait donc pour Janet, ainsi que pour un certain Dr Jean Gautier - endocrinologue -, ce qui différencierait le fou du génie. Or, ce même docteur Jean Gautier, dans un essai dès plus convaincant écrit avec force démonstration et argumentation, diagnostique Freud comme étant un « fou lucide ». La folie lucide est un concept de l’aliéniste Ulysse Trélat équivalent, en France, à celui de la paranoïa déjà utilisé en allemagne à cette époque (1861). Lorsque l’on sait que les paranoïaques délirent dans le réel, c’est-à-dire dans dans leurs œuvres pour certains inventeurs « fous » ou dans leurs peuples pour certains dirigeants paranoïaques, on peine à mesurer l’étendu de la nuisance de certaines « inventions ». smiley

Précisions importantes, le docteur Jean Gautier donnait un place importante, mais cependant critique aux travaux d’Alexis Carel et de son ouvrage principal : L’homme cet inconnu.

Tout un programme...

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