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jps (---.---.250.169) 6 mars 2007 21:20

Dans l’affaire Airbus, on peut constater que « tout le monde s’aligne » sur la position de Ségolène, à savoir que l’Etat actionnaire « prenne ses responsabilités » . Elle remettra à plat ce dossier et le réexaminera avec les Allemands et les Espagnols. Ceci étant Ségolène propose également une prise de participation des régions à l’instar de ce que font les Lander allemands mais pour ce faire un décret en Conseil d’Etat, est nécessaire selon le code général des collectivités territoriales.

Que l’Etat actionnaire prenne ses responsabilités paraît normal au même titre que les autres actionnaires, que les régions soient représentées dans le capital de l’entreprise relève de la même logique que celle de la présence de l’Etat, le problème qu’il convient de résoudre est plus global, comme l’illustre Ségolène par sa comparaison entre les salariés, et, les dirigeants et actionnaires.

Ségolène fait un parallèle, peut-être pour souligner le problème de gouvernance : suppression programmée de 10 000 emplois en Europe, dont 4 300 en France avec son cortège d’entreprises de sous-traitance menacé tandis que les dirigeants de ce groupe, gagnent 2,3 millions d’euros par an, sans compter les actions et les stock-options. Elle ajoute « Forgeard, ancien conseiller du pouvoir, puis remercié pour son incompétence, mais qui est malgré tout parti, quelle insulte pour les salariés, avec 2,5 millions d’euros, sans compter les stock-options et les actions vendues au bon moment. »

Par contre d’autres comparaisons s’imposent. Prenons comme référence l’année 2005. Cette année là, les aides publiques versées aux entreprises, 65 milliards d’euros, représenteraient 4% du PIB, selon un rapport non publié que s’est procuré Le Figaro. C’est « plus que le total du budget de l’Education nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières », soulignent les auteurs du document. Trois corps de l’inspection, des Finances, de l’Administration et des Affaires sociales, se sont concertés pour rédiger ce document, à la demande du Premier ministre. (nouvel obs.fr 6 mars 07). Cette même année le coût global du RMI en 2005 : 5,8 milliards d’€ (soit plus de dix fois moins) répartis entre plus d’1 million d’allocataires. (lefigaro.fr 18 janvier 2007)

Les entreprises sont-elles plus assistées que les particuliers ? Question pertinente d’autant que ne sont pas incluses, dans ce montant, les aides européennes et souvenez vous que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds de pension américains.

Concomitamment pour l’année 2005, les dividendes ont très fortement augmenté. Par exemples : Danone augmentation de 26 % par action. Le dividende proposé en augmentation de 12,3 % chez l’Oreal. La Société générale une hausse de 36 % par action, etc ... On ne peut s’empêcher de penser que certaines aides ont contribué à ces faramineuses redistributions.

Ségolène entend donc en prendre une partie pour financer son pacte présidentiel. Pour autant, et étant donné que l’emploi est au cœur de ses préoccupations, non seulement elle s’engage à ce que l’Etat prenne toutes ses responsabilités, dès lors qu’il est actionnaire, mais ne souhaite pas remettre en causes la totalité de ces aides. Elle a conscience que toutes les entreprises ne sont pas à la même enseigne et que certaines rencontrent de réelles difficultés. C’est pourquoi, elle préconise aussi de redéployer ces aides de manières plus appropriées et différentes, notamment en direction des artisans, commerçants, PME et très petites entreprises. Ségolène veut réconcilier la France avec les vrais entrepreneurs (Ségolène à Mont de Marsan 2 mars 07).

plus d’infos sur : http://poly-tics.over-blog.com/


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