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kalachnikov kalachnikov 28 mai 2018 15:35

@ Gollum

Votre pasteur est un maboul !

Il y a plusieurs notions de péché, en fait.

Originellement, Jésus prend sur lui le péché originel, noté souvent simplement avec majuscule Péché.
’le péché originel que tous les hommes héritent d’Adam. Ce péché s’étend sur tous les hommes « à la base » sans qu’ils aient dû faire quoi que ce soit de mal. Dans cette vision, l’homme est originellement pécheur, à partir du moment de sa conception. Cette vision repose notamment sur le psaume 51:7 « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché.’ [source wikipedia]
C’est couplé avec la notion de salut (au sens de rachat, le Christ redempteur).
Concrètement, le Christ paie la dette acquise par l’humanité à travers Adam en s’offrant comme monnaie d’échange à travers son sacrifice.
La vie n’étant plus que non vie (= mort) depuis la Chute, ce faisant, Christ ressuscite. C’est de façon implicite que la vie présente est dépeinte comme une grosse tartine de merde, qu’elle est haïssable, etc. Quand on émet qu’à la résurrection ce sera charmant, que l’au-delà c’est riant, ça signifie implicitement que le présent est dégueu, etc. (Iahvé meugle ça au couple primitif, votre vie sera maintenant un enfer)
  
Il y a ensuite la notion de péché effectif, à visée politique (de gestion de l’individu et des masses) où il a fallu raccorder le prosaïque au supérieur.
Pour ces péchés de gravité variables (capitaux, véniels), l’individu peut se racheter en se confessant et en se repentant, en achetant des Indulgences, etc. L’objet, là, est d’obtenir son salut personnel pour pouvoir accéder post-mortem au paradis. A travers la soumission, parfois délirante (coïter vêtu et dans le noir, par exemple), on achète son ticket pour le Ciel.

On voit bien que dans la notion de péché originel, c’est la sexualité qui est visée. ’Ma mère m’a conçu dans le péché’ = elle s’est fait prendre.

Il ne me semble pas que Jésus ait parlé une fois d’évangélisation. Il semble dans l’optique d’opérer une contre-Chute qui aboutit à un changement mental (de paradigme). Il vient, fait the big miracle, et l’Humanité, ressourcée, repart sur ses deux cannes. Quand il parle de propager la bonne nouvelle (évangile signifie littéralement bonne nouvelle), il me semble qu’il veut dire un truc simple comme ’le monde est guéri, l’Homme est guéri’ et qu’il n’y a pas besoin d’Eglise et d’église car le temple, c’est soi-même, l’Etre renouvelé.

La différence entre les deux, c’est que Jésus fait le truc en parallèle, sans que l’Humanité y joue un rôle actif. Il déboule, prend le fardeau ancestral et hop, c’est réglé.
Dans l’autre optique, l’individu a une capacité à être actif. Il peut faire autrement, se surveiller, il doit donner des gages, etc. Tout le registre grimaçant de la culpabilité, en fait. Et on nage en pleine injonction paradoxale parce qu’on meugle à l’individu qu’il est par nature un tas de merde (du fait des errances d’Adam, sur les quelles il n’a pas de prise) et de l’autre on le torture du berceau au trépas (le curé tortionnaire est tout le temps-là) en lui serinant qu’il doit s’amender s’il ne veut pas qu’il lui arrive des bricoles post mortem.


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