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Christian Labrune Christian Labrune 22 septembre 20:01
Antisionisme : refus du principe du retour de populations juives en Palestine

@Raymond75

C’est bien ce que je vous disais : l’antisionisme est le refus du retour des populations juives en Palestine. Or, elles y sont. Il y aura eu la déclaration Balfour en 1917, et la jeune ONU, à la fin de novembre 47, s’était prononcée pour un partage de la Palestine entre deux états. Ben Gourion, le 14 mai, dans la déclaration d’indépendance, s’appuie explicitement sur cette recommandation émanant d’une instance internationale.

Vos discours à propos de je ne sais quelle oppression relèvent d’une propagande éhontée et ne correspondent en rien à la réalité. S’il y a une oppression, c’est de l’autre côté qu’il convient de l’examiner. L’objectif des cinq armées arabes en 48, coalisées contre le jeune état, c’était quoi, selon vous ?

S’agissait-il d’obliger Israël à partager le territoire ? Mais cela venait justement d’être fait par Ben Gourion, et il n’envisageait pas de ne rien laisser à ceux qu’on appellerait plus tard les Palestiniens. Rien n’empêchait ces derniers de déclarer à leur tout l’indépendance d’un état palestinien et d’entrer avec Israël dans une discussion sur des questions de frontières et sur Jérusalem. Pourquoi ont-ils préféré faire triompher le droit du plus fort pour n’avoir rien à partager et, ridiculement, forts de cinq armées, se faire ratatiner ?

Et ne me parlez pas d’oppression : les 250 mille arabes restés en Israël ont vu leur population multipliée par 7 en soixante-dix ans. Ils sont citoyens, avec les mêmes droits que les autres. Dans le même temps, les populations juives des pays musulmans étaient divisées par combien ? 230 mille au Maroc en 45, moins de quatre mille aujourd’hui.

Le seul reproche que je ferai aux Israéliens, c’est de n’avoir pas récupéré la Judée-Samarie en 67. On venait de leur faire la guerre, on avait voulu encore une fois les exterminer ou les foutre à la mer, par l’application du droit du plus fort. Désormais, c’est eux qui étaient devenus les plus forts, et il eût été parfaitement légitime qu’en pareille circonstances ils fussent à leur tour un peu féroces, au moins dans les exigences territoriales. Si Netanyahou et ses prédécesseurs s’étaient comportés comme des potentats arabo-musulmans, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’Arabes en Israël et qu’on ne se poserait plus de questions concernant la souveraineté qui doit s’exercer sur des territoires encore actuellement disputés.

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