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Christian Labrune Christian Labrune 5 décembre 19:26

à l’auteur,

A force de s’asseoir sur les aspirations légitimes des peuples qui se perçoivent encore comme des nations, au sens que Renan donnait à ce mot dans une conférence célèbre, nos « démocrates » à la botte d’une internationale de la finance finissent fatalement par réveiller, ici et là, un nationalisme qu’ils croyaient mort et enterré. Angela Merkel, par une politique immigrationniste particulièrement imbécile, aura réussi à faire entrer au Bundestag plus de 90 députés dont un certain nombre flirtent allègrement avec des thèses néo-nazies. L’extrême droite vient de remporter des élections en Andalousie. L’Autriche et l’Italie, après d’autres pays d’Europe centrale, ont pris aussi cette direction inquiétante.

Merkel, obligée de renoncer à la présidence de son parti et qui n’ambitionne plus d’être reconduite dans son actuel mandat n’a évidemment jamais voulu ranimer les vieux démons du fascisme, mais qu’elle l’ait voulu ou pas, le résultat est bien là.

Les discours de Macron il n’y a pas si longtemps, qui posaient, au mépris de toute réflexion historique : « le nationalisme c’est la guerre », valaient dans une Europe du début des années 50, mais si les nations européennes, actuellement, sont en train, et sans guerre, de crever à petit feu, c’est bien parce qu’elles ont perdu toute souveraineté et que leurs dirigeants ne sont plus que les exécutants d’une politique décidée ailleurs, au nom d’intérêts économiques qui ne sont évidemment pas ceux du plus grand nombre. C’est donc bien aussi d’une guerre que nous sommes témoins, et dont les plus pauvres sont les premières victimes.

Bref, c’est à un suicide de la démocratie qu’on est en train d’assister en Europe. Macron et ses suiveurs sont en marche, inévitablement, vers une capitulation en rase campagne, et je ne vois pas de relève possible dans ces organisations cadavériques dont on disait qu’elles constituaient des « partis de gouvernement ». 

On est à la fin de quelque chose, assurément, et n’importe quoi pourra sortir d’un grand bordel dont on n’a encore vu que les signes avant-coureurs.


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