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Séraphin Lampion François Pignon 26 janvier 2019 16:18

@Emile Mourey

Quand, au milieu du Ier siècle av. J.-C., César a atteint le Rhin, il a décrété que ce fleuve était la frontière entre Gallia et Germania, espace purement géographique défini à des fins militaires de mise en place de fortifications et pas du tout administratif. Cette Gaule était un territoire morcelé entre de nombreux peuples semi-nomades de culture plutôt celtique mais parfois germaine, et César lui-même parlait de la guerre des Gaules.

Jusqu’à la chute de l’Empire romain d’Occident, la Gaule est restée une fiction géographique pratique pour situer une région, comme on dit « Europe » aujourd’hui, ce qui n’est pas équivalent d’ »Union Européenne ».

Au IVe siècle ap. J.-C., aucune entité administrative de l’Empire ne portait ce nom. Les grandes migrations de peuples venus de l’est et du nord, qui ont contribué à la disparition de l’empire romain, ont fait naître de nouvelles configurations aux limites flottantes, les royaumes dits « romano-barbares » comme la Burgondie, l’Aquitaine des Visigoths, l’Allemanie, l’Austrasie…

Au début du VIe siècle, les Francs venus de l’est ont réussi grâce aux succès militaires de Clovis, petit roi de Tournai soutenu par l’Église, à imposer leur domination sur la plupart des autres royaumes.

L’histoire des conflits et des partages ultérieurs du grand royaume des Francs est complexe et mouvante. L’idée d’un enchaînement d’une histoire « de France » se déroulant des Gaulois aux rois capétiens est fausse, et l’idée d’une unité gauloise concernat un peuple ou un territoire est fausse également.


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