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skirlet 27 avril 17:25

@JMBerniolles
Plus sérieusement, je peux partager un peu ma propre expérience, tout en disant que je ne sais pas comment les choses ont changé pendant les dernières 28 années. L’Ukraine (enfin, les populations du territoire ukrainien telle qu’elle a été définie à l’époque soviétique) a déjà connu quelques vagues d’ukrainisation. Attention, les textes francophones sur le sujet partent du principe que l’Ukraine = Russie kiévienne, avec les distorsions que cette approche peut engendrer…
Ma mère a connu celle des années 50, elle étudiait à l’université de Kharkov, et l’enseignement, qui était en russe, est passé à l’ukrainien, ce qui a beaucoup soûlé les étudiants. Ça a duré quelques années, pour autant que je sache.
Pendant ma scolarité (l’équivalent du bac y compris) qui était en russe, à Donetsk, je n’ai pas vu de textes scientifiques en ukrainien, sauf pendant les examens d’entrée à la fac de médecine. Les questions devaient être imprimées en deux langues selon la loi, et j’ai dû faire un grand effort de compréhension, tandis qu’en général, l’ukrainien ne me posait aucun problème.
Plus tard, quand j’enseignais dans une école de médecine, on m’a envoyée en stage de deux mois à Kiev. Il y avait d’autres profs de plusieurs villes, dont un de Lvov, il disait que leurs manuels étaient en ukrainien, mais je ne les pas vus et je n’ai pas d’avis.
Pour les nouveaux termes, c’étaient soit les termes russes ukrainisés, soit les polonais, soit anglais (mais plutôt latino-anglais). Il existe pas mal de blagues sur le sujet, mais difficile de les traduire en français.


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