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Raymond75 7 mai 08:50

Lorsque j’étais au lycée, j’étais en ’maths et Techniques’, une filière très difficile et sélective, qui nécessitait une forte motivation, et je n’y ai pas connu les problèmes que vous évoquez. Mais avant, à l’école et au lycée, obligatoires pour tous déjà à l’époque, il y avait aussi des fainéants et des cancres, ce n’est pas nouveau. Peut être malgré tout plus rares et plus disciplinés qu’aujourd’hui. Mais à l’époque il y avait l’apprentissage (très jeune) et du travail : cancre pour les uns, bons travailleurs manuels pour les autres, futurs citoyens pour tous ...

Les différences avec l’école actuelle sont de deux ordres :

Aujourd’hui, la formation professionnelle est méprisée, et il y a un considérable chômage des jeunes. Ces populations sont donc poussées à prolonger des études livresques et abstraites qui ne les intéressent pas, avec l’échec au bout. Echec des études, échec sur le marché du travail, échec pour construire sa vie ...

L’autre différence, c’est qu’il n’y avait pas de populations issues de l’Afrique (nord ou sud). Les enfants de Portugais, Espagnols ou autres européens se comportaient très bien, car leurs familles exigeaient de bons résultats, comme les Asiatiques aujourd’hui.

Si de nombreux jeunes issus de l’immigration africaine obtiennent des diplômes de l’enseignement supérieur, ils sont encore plus nombreux en situation d’échec. Dans ces pays il y a beaucoup d’analphabètes, donc très peu de librairies et de goût pour l’abstraction. Le premier soucis est de trouver du travail, et dans ce contexte étudier Lamartine ou Ronsart est assez ’décalé’. Mais il n’y a plus d’apprentissage et pas de travail ... De plus, il sont souvent très indisciplinés, fonctionnent en meutes ethniques, et les familles sont souvent démissionnaires dit on.

L’autre particularité est que dans ces sociétés on ne reconnait pas l’autorité, voire la compétence des femmes. Hors ces enfants et ados ne sont confrontés qu’à de très jeunes femmes, sans expérience, sans formation réelle, et qui ont souvent une vision idyllique de l’enfance. Ce qu’il leur faut, ce sont des hommes solides et expérimentés, qui incarnent l’autorité et le savoir par leur seule présence. Ces enseignants existent : ils sont dans les quartiers bourgeois, où les familles transmettent les valeurs du savoir et disposent des moyens pour aider leurs enfants en cas de difficultés.

On continue de penser l’école comme dans es années cinquante (ou avant) alors que l’on vit dans un autre monde, imposé et non choisi.


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