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Ouallonsnous ? 18 juin 01:28

@Séraphin Lampion

Avant que Rakoto l’illuminé nous parle de ce qu’il ne connaît pas, posons nous la question ;

Notre Dame de Paris, qui a allumé le feu ?

4 hypothèses

paru dans lundimatin#196, le 17 juin 2019

Les élections passées, revenons aux choses sérieuses (non pas que les élections ne soient pas une chose sérieuse, entendons-nous bien, je parlais seulement des dernières) : le 15 avril, le toit de la cathédrale Notre Dame de Paris a brulé. Ça fait maintenant deux mois de cela. Et à cette heure, aucune cause, aucun incendiaire volontaire ou involontaire n’ont été identifiés. On ne va pas tourner autour de la flèche en cendres, il n’y a pas dans cette affaire trente six mille hypothèses, on en retiendra quatre :

1/ Dieu : sa main, son jugement, que sais-je, son courroux (« coucou ! » comme dirait son voisin actuel au Paradis, le regretté Desproges). Les croyants - c’est le moins qu’ils puissent faire - sont sommés de prendre cette hypothèse au sérieux. Dieu, en effet, n’aurait-il pas eu de bonnes raisons de rentrer dans une très sainte colère ? Bien sûr que oui. On l’imagine tout d’abord fondre en larme en découvrant le discours d’Emmanuel (pas son fils, notre Président) dans l’après-midi du lundi 15 avril 2019 (une date à retenir) : Emmanuel a écarté le rétablissement de l’ISF, et n’est pas revenu sur sa décision de renationaliser la branche nucléaire d’EDF (et ne parlons pas de l’absence de refus de démarrage de l’EPR de Flamanville dont tout le monde se fout, par ignorance du drame qui s’annonce). L’effet « waouh ! » tant attendu par les commentateurs politiques ne concerne donc pas le rétablissement de l’ISF, d’importance pourtant toute relative puisqu’il ne s’agit que de rétablir ce qui a été supprimé, mais la suppression de l’ENA ; laquelle suscite l’indifférence. Dieu a jugé que c’était se foutre de son peuple, non élu certes mais néanmoins chéri, de la France fille aînée de l’Église. En agissant ainsi Emmanuel Macron a fini par atteindre les sommets de l’indécence préfigurés par les abus de la fête de la musique en 2018 à l’Elysée, aggravés d’un comportement inconcevable à Saint Martin. Tout cela a fini par devenir insupportable à Dieu : ses foudres, destinées à Jupiter, ont visé la charpente de la très symbolique Notre Dame de Paris une heure avant son allocution. Il n’était pas question pour lui de foudroyer directement celui dont il espérait un changement d’orientation. Mais cette hypothèse, visiblement, n’a pas reçu l’aval du très pieux Emmanuel. Si l’on se fie au contenu de son allocution décalée, à l’évidence pour lui l’incendie n’était pas l’œuvre d’une colère divine.

Sans hésiter
- et sa bonne humeur sur le chemin de la cathédrale en témoigne - il a préféré à cette version des faits celle d’un signe de sens contraire, celui d’un soutien divin : Dieu souhaitait compatir à son malheur politique. N’est-il pas tellement essentiel à l’équilibre du monde ? N’est-il pas celui par qui adviendra l’arrêt du nucléaire ?

(Commentaire en off, si vous le voulez bien. Dieu voudra bien me le pardonner  : « Allons donc ! comment l’arrêt du nucléaire pourrait-il résulter d’une renationalisation d’EDF, aboutissement du principe néolibéral de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes ? Ce choix politique a au contraire le double avantage pour Macron de combiner libéralisme et prolongation de la fuite en avant nucléaire de la France ! ». Fin de commentaire)


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