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cettegrenouilleci 21 juin 19:27

@Sparker

Venons en à présent aux arguments que vous développez.

pour l’UE, la sortie d’un état membre par l’article 50, c’est une façon de défendre ses intérêts, (ce que font toutes sources d’intérêts particuliers),et c’est aussi « une façon de réprimer ce choix » (celui du pays qui a notifié sa décision de sortir). Cela « permet à l’UE de négocier et donc de défendre ses intérêts ».

 °Les pays membres de l’UE se trouvent embrigadés dans cette structure

parce que leurs dirigeants ont validé les différents articles et clauses de traités de coopération économique et politique sensés être dans l’intérêt de leurs peuples respectifs. Ces accords internationaux ont force de loi et leurs dispositions prévalent sur les réglementations intérieures de chacun de ces états.

Si un peuple qui estime avoir été lésé par ces décisions décide de sortir de l’accord, il est légitime qu’il fasse valoir ses droits et entame la concertation et les négociations adéquates avec les dirigeants du groupe qu’il choisit de quitter pour rétablir ses prérogatives nationales. Cela n’interdit aucunement la poursuite de coopérations les plus diverses avec ce groupe de pays et avec chacun de ses membres. Ces coopérations pourront alors se poursuivre sur des bases différentes, sur un pied d’égalité, sans que puissent être invoquées des clauses faisant de l’une des parties le vassal, l’otage, ou le sujet obéissant de l’autre.

Dans un tel cas de figure, l’intérêt bien compris des anciens partenaires du pays sortant n’est pas de « réprimer » le pays qui quitte le groupe mais de préserver toutes les coopérations qui peuvent l’être, sur la base de l’intérêt mutuel, en prenant acte du choix effectué par ce pays et en le respectant.

Evidemment, les choses sont compliquées par le fait que la superstructure de l’UE ne représente pas réellement et ne défend pas, bien au contraire, les intérêts des peuples qui ont été embarqués par leurs dirigeants dans la galère de l’UE. Le pays qui sort prend cette décision parce qu’il a pris acte de cette réalité, et du fait qu’il lui est impossible de modifier si peu que ce soit ce paramètre en faisant valoir la nécessité ou l’opportunité d’une modification des traités. (Je renvoie, pour faire court, à l’épisode Tsipraz, aux rodomontades successives de Sarkozy puis de Hollande qui allaient -comme on ne l’a pas vu- « faire plier Merkel », et à l’inénarrable planA/plan B de JLM.).

La négociation n’est donc pas une voie royale pour organiser la sortie de l’UE puisque cette structure est là pour faire prévaloir les intérêts de l’oligarchie euro-atlantique contre les intérêts des peuples dont elle organise la soumission. Il appartient donc au peuple qui a décidé de sortir de se donner les moyens de se faire entendre et de faire respecter sa décision tout en respectant le choix des pays tiers qui choisissent de rester dans l’Union Européenne. Si la France quitte l’UE parce qu’elle ne tolère plus les empiètements dévastateurs de cette dernière sur le fonctionnement de sa société, elle n’a pas à dicter aux autres états et aux autres peuples comment ils doivent gérer leurs affaires avec ou sans l’UE. La négociation des modalités de la sortie avec la direction de l’UE est donc plus que souhaitable, elle est nécessaire.

Pour autant, la négociation n’interdit pas au pays sortant, bien au contraire, de défendre correctement ses intérêts, pas plus que le citoyen Lambda ne peut être empêché de défendre ses intérêts propres lorsqu’il s’aperçoit que le contrat qu’il pensait avoir bien négocié n’est en fait qu’une escroquerie et que le beau-parleur auquel il a à faire n’est qu’un charlatan et un individu malveillant. Dans une telle situation, le recours à la loi, ou aux garanties que confèrent les textes des traités qui ont force de loi n’est pas une aberration, bien au contraire. Ceux qui à l’instar du PRCF, se vantent de pouvoir faire fi de l’article 50 et des droits et des garanties qu’il confère, sont bien présomptueux et bien imprudents.

L’article 50 « n’est là que pour faire ’propre’ et éviter quelque part la sortie brutale qui ne négocie rien ».

 °L’invocation par l’UPR, de la nécessité de faire valoir l’article 50 n’est pas un artifice, un tour de prestidigitateur, un lampion planté dans le décor pour faire joli, un accessoire d’apparat permettant d’apparaître, faussement, sous un jour favorable. C’est une nécessité objective, incontournable, qu’il soit possible ou pas de trouver avec l’UE un accord satisfaisant.

« La sortie brutale est possible mais ne laisse aucun recours à l’UE, tandis que l’article 50 lui permet d’avoir environ trois ans pour négocier et défendre ses intérêts ».

 ° « La sortie brutale » (on ne négocie rien) est la recette la plus sûre, pour le pays sortant, pour aller au-devant de nombreuses difficultés. Elle n’empêcherait pas, bien au contraire, les mauvais coups que les dictateurs masqués et fourbes qui tirent les ficelles de l’UE ont en réserve et préparent sans le dire contre les peuples récalcitrants. Elle rendrait beaucoup plus incertaine l’issue d’un affrontement inévitable et ferait du peuple qui veut sortir de l’UE l’otage ce cet affrontement sans lui conférer de clés évidentes pour comprendre ce qui se passe, ou pour se défendre contre les sabotages en tous genres, les possibles trahisons, les tensions inévitables qui traverseraient la société face aux calamités que ne manquerait pas d’orchestrer l’oligarchie actuellement aux commandes avec le concours de ses Maîtres-Jacques, ainsi que pour se prémunir des conséquences des tensions qui seraient créées avec les états membres qui font le choix de rester dans l’UE.
 

« Le PRCF serait, à priori, pour la sortie brutale et sans conditions, ce qui ne vous permet pas de vous allier, ne serait-ce que pour une séquence électorale. »

 °Le PRCF a beaucoup de qualités, mais il a aussi des défauts. Nul n’est parfait. Mais son souci principal est de fédérer les forces et les individus qui se reconnaissent dans les idéaux communistes, d’apporter sa pierre à la reconstruction (d’abord des bases) d’un véritable parti communiste capable d’éclairer la voie des changements révolutionnaires qui permettraient l’avènement d’une société socialiste.
L’un de ses mérites est de donner à ceux qui l’écoutent des clés qu’on ne trouve guère ailleurs pour comprendre la dégradation continue du sort des travailleurs et des classes populaires, le démantèlement en cours des piliers de notre économie au nom de la supposée auto-régulation des marchés, de la concurrence libre et non faussée, de la course infernale à toujours plus de pillage et d’exploitation pour toujours plus de profits et de dividendes pour les actionnaires. A travers ses publications, le PRCF s’efforce d’expliquer ce qui est en jeu dans les multiples conflits sociaux qui traversent notre société, y compris ceux qui s’expriment à travers le mouvement des gilets jaunes, conflits aggravés et exacerbés par notre appartenance à l’UE .

Cet engagement républicain, engagé pour défendre les intérêts de la classe ouvrière et reconstruire le véritable parti communiste qui lui fait aujourd’hui cruellement défaut, n’est pas tellement différent du grand travail d’éducation populaire engagé par l’UPR à l’initiative de F.A. pour faire comprendre à nos concitoyens pourquoi et comment l’Union Européenne détruit nos entreprises, nos territoires, nos institutions, nos services publics, nos libertés et notre démocratie.

Ma conviction personnelle est que, comme l’UPR et les forces qui se regroupent autour d’elle, les communistes où qu’ils se trouvent, au PRCF ou ailleurs, sont dès à présent et seront plus encore demain, des atouts décisifs du rassemblement populaire qui doit s’organiser pour libérer la nation de la dictature de l’UE et créer les conditions d’une vie digne pour tous en suivant l’exemple de nos aînés du CNR, en veillant au peaufinage et à l’application effective d’un grand programme de reconstruction de la nation sur des bases saines.

Malheureusement pour eux et pour le peuple français, beaucoup de membres du PRCF pensent pouvoir, et devoir, se passer de l’UPR pour sortir le pays de l’UE, de l’euro et de l’Otan, pour reconstruire la nation et retrouver notre démocratie. Ils font apparemment le pari d’une épiphanie de la FI écartelée entre les idéaux des débris de la gauche qu’elle s’efforce de regrouper autour d’enjeux sociétaux, les revendications matérielles et politiques des salariés, et les ambitions politiques de ses dirigeants englués et compromis dans la croisière infernale que la galère de l’Union Européenne inflige à notre peuple.

..../.... à suivre


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