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En réponse à :


Robin Guilloux Robin Guilloux 29 juin 12:00
  • @mmbbb
En échange, il me semble que l’étude des penseurs de l’antiquité (Socrate, les Epicuriens, les Stoïciens, Pyrrhon, etc.) me semble être un utile contre-poison contre les conditionnements de l’époque.

Je ne pense pas que l’on puisse dépasser actuellement l’horizon du libéralisme, qui est devenu, comme le disait Sartre du communisme, « l’horizon indépassable de notre temps ») ni changer « l’ordre du monde », mais il est possible de résister à titre individuel : « Plutôt chercher à me vaincre plutôt que la fortune et à changer mes désirs que l’ordre du monde, dit excellement Descartes dans le Discours de la méthode.

La lecture de Voltaire est un excellent remède contre le fanatisme, celle des sceptiques contre la désinformation ; Socrate est une bonne antidote contre la consommation effrénée ( »Que de choses dont je n’ai pas besoin !« ), les Epicuriens nous aident à trouver un juste milieu entre le mélange contradictoire de pornographie et de pruderie hypocrite qui caractérise notre époque et qui vont d’ailleurs ensemble car »qui veut faire l’ange, fait la bête« , etc.

D’une manière générale, les penseurs du passé peuvent nous aider à réfléchir sur le présent : Chesterton contre la disparition des frontières, la notion grecque d’ubris par rapport à la bio-technologie et »l’homme augmenté", l’exploitation effrénée de la planète, etc.

Tout ce qui est nouveau n’est pas forcément désirable.


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