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Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 12 août 11:43

Je remercie les commentateurs, qu’ils soient d’accord ou non. De la discussion crée l’avancée des idées.

J’ajouterais ici un élément qui me semble important : il faut toujours, losqu’une mesure est prônée par le système, analyser quel intérêt a ce système à prôner cette mesure.

En ce qui concerne les mesures sur les impôts (suppression de l’ISF extension de la CSG, CICE, etc.), ou les restrictions des services publics, ou l’augmentation de l’âge de la retraite, la privatisation des services publics, c’est évident et immédiat, cela crée dès la prise de mesure une amélioration de l’optimisation des profits. Bien entendu, ces mesures crée dans le même temps un appauvrissement de la population et sont à combattre.

D’autres mesures sont moins évidentes, par exemple l’extension des droits sociétaux (dont le mariage pour tous). Ils servent à créer un contre-feu en parallèle des mesures précédentes (mariage pour tous en parallèle des lois El Khomri) et par l’opposition qu’elles créent dans une partie de la population détournent des vraies mesures. ce sont des pièges qui permettent de rallier une certaine gauche libérale et divisent les contestataires du système. Ce sont des pièges, qui en soi n’ont pas à être particulièrement combattus, voire peuvent engendrer de vrais progrès, mais créent de la confusion dans les combats politiques.

D’autres, qui sont réellement nécessaires, mais sont détournées de leur objet. Je pense plus particulièrement à l’écologie. Il est indéniable que nous sommes en train de détruire l’environnement. Le « nous » est bien le système capitaliste dans sa quête du profit. Il peut donc paraître contradictoire que ce même système dénonce les effets que lui-même produit. La contradiction est apparente. Le même gouvernement peut nous obliger à trier nos déchets, nous interdire de rouler avec des voitures de pauvre, car polluantes, et autoriser les pesticides, la chasse à outrance, et la construction immobilière n’importe où, n’importe comment, y compris des zones transformées (comme en région parisienne) en camp de consumérisme. Le système est incapable de gérer correctement l’environnement, encore moins de respecter la nature qui pour lui n’est qu’une source de profit (comme la population d’ailleurs). Le piège est alors double : nier la réalité de la problématique, ou accepter les conséquences désastreuses de leurs semi-mesures contre la population elle-même.

À terme, c’est bien le système lui-même qui doit être mis en cause. Je ne vois aucun parti politique en état de créer une telle dynamique. Encore moins les syndicats. En ce sens, le GJ sont une esquisse de réponse


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