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Sandro Ferretti Sandro Ferretti 11 septembre 15:35

Bon allez, une dernière avant que ça ferme.

Quand je réponds ironiquement à Waspasien « vous aussi, vous êtes au courant de l’affaire ? », ce n’est pas un hasard, je tiens cette belle réplique de Souchon lui-même.

Juin 1995 à Cannes.

Je suis en charge, avec une douzaine d’autres personnes, de l’organisation et du préparatoire du Conseil Européen à Cannes. La plénière et la conférence de presse finale doit se tenir dans le grand amphi (celui de la remise des prix du festival de Cannes).

Évidemment, la Palais des Festivals est blindé tous les jours deux ans à l’avance.

Ceux qui préparent l’évènement suivant doivent cohabiter et s’insérer avec ceux qui font « leur » truc.

Le truc, à J moins 8 du Conseil Européen, c’est le Midem.

On attend à 10 dans le couloir que le Midem ait fini sa conférence de presse, pour rentrer, prendre des photos, etc

La porte s’ouvre, c’est Souchon qui sort en premier, très pressé.

Une fille de la presse audio (Sud Radio, je crois) ( stagiaire ou JRI journaliste reporter d’images-) lui saute dessus, « M. Souchon s’il vous plait ».

La souche, qui a déjà tracé de 10 mètres dans le couloir, se ravise et décide de faire le gentil et d’accepter une interview qui visiblement le gonfle.

« 1,2,3, Cannes Souchon, première, ça tourne », qu’elle dit la miss.

Et la fille lance sa question, celle qui va la « tuer » :

« Alain Souchon, quand on écoute votre dernier album, on se rend compte que ce sont toujours les mêmes thèmes récurrents qui reviennent ( »sic« , 3 pléonasmes de rang, bravo..) : le temps qui passe, les femmes qui s’en vont et le fait qu’on va tous mourir.. »

Je sens Souchon accablé d’avoir fait demi-tour pour une fille qui ne sait même pas poser une question français et qui enfile les banalités comme Nabila les appendices caudals (NB : j’sais pas si on dit « caudaux »).

Il décide de couper court à l’interview, avec cette merveilleuse réplique qu’il lui glisse à l’oreille : «  Ah, vous aussi, vous êtes au courant de l’affaire ? ».

Et il s’en va.

Fin de l’histoire.

La réplique m’est restée, quand quelqu’un sort un truisme à deux balles.


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