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En réponse à :


Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 octobre 19:17

@JL

Alors parlons-en.

Pour comprendre le dérapage qui s’est produit dans l’enquête sur l’assassinat du petit Grégory, il faut revoir le film « c’est arrivé près de chez vous » dans lequel la presse est tellement avide de scoops qu’elle filme en direct des crimes commis par l’assassin qui les a convoqués.

A Epinal, l’enquête piétinait parce que le « petit juge » Lambert n’avait pas l’envergure requise et que le gendarmerie n’avait pas fait preuve d’une grande rigueur. Les ténors de la presse présents dans une ville de 30 000 habitants où il ne se passe jamais rien avaient besoin de fournir de la matière à leurs lecteurs et ce sont eux qui on mis le père de Grégory sur la piste de Bernard Laroche qu’il s’est empressé d’aller descendre d’un coup de fusil. Du coup, on avit un coupable de quelque chose de concret et du sensationnel, sauf que c’était la première fois en France que c’était la presse qui créait l’évènement et ne se contentait plus de le relater. Depuis, au lieu de se recentrer sur le cœur de métier, de nombreux journalistes ont pensé que la recette n’était peut-être pas mauvaise et l’ont mise en œuvre.

Sauf que, comme dans l’affaire de Ligonnès, à partir deu moment où tout le monde a marché dans la bout avec des grosses bottes, il devient difficile de repérer la piste du passage d’un écureuil. Dans les deux affaires, la question n’est pas celle du « crime parfait », mais celle de l’impossibilité de mener à bien une enquête dicrète quand trop de voyeurs pervers s’ingénient à inventer des fausses pistes.


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