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En réponse à :


kimonovert 13 octobre 21:58

@Michel DROUET

Et dans ce que je cite ci-dessous, vous parlez de qui ? "Que fait la police ?

Adulée en 2015, lors des attentats, la cote d’amour de la police auprès des français a fondu comme neige au soleil depuis l’épisode des gilets jaunes, encore qu’il ne faille pas jeter l’opprobre sur l’ensemble d’une profession du fait des errements constatés. Le problème, c’est que les débordements, parfois la conséquence d’un management des troupes douteux et d’un pouvoir politique dépassé, se voient comme le nez au milieu de la figure et font tache.

Autre question posée, la profession a choisi de faire bloc face aux accusations portées sur sa manière d’intervenir et possède même sa petite inspection interne chargée de faire retomber le soufflé avant une éventuelle sanction, la où le manifestant lambda sera traduit immédiatement devant un tribunal en comparution immédiate après une nuit de garde à vue. Le citoyen moyen attend que la « violence légitime » ne soit pas à tout bout de champ invoquée. Les syndicats professionnels ne sont pas non plus d’une objectivité à toute épreuve lorsqu’ils sont (trop souvent) sollicités par des médias paresseux pour donner leur sentiment sur telle ou telle affaire.

Et s’il fallait en ajouter une couche, le Ministre de tutelle ne rate jamais une occasion de protéger ses troupes (c’est aussi son rôle) mais au risque parfois de tordre le bras à la réalité (« l’attaque » de la Pitié Salpêtrière par les gilets jaunes, par exemple).

Tout cela est contre-productif. Cela donne une image très contrastée de notre police soumise à rude épreuve ces derniers mois, et dont les conditions de travail sont parfois indignes. Il ne suffit pas d’augmenter les effectifs, encore faut-il que les moyens matériels soient à la hauteur, les heures supplémentaires payées, la vie familiale respectée et la déontologie rappelée à ceux dont les pratiques ne sont pas excusables.

Au final, l’incompétence et le laisser-faire, comme dans le cas du tueur de la Préfecture (« pas de vagues ») , la guerre entre les directions, les tensions entre la Préfecture de police et Beauvau, des Préfets qui valsent, des Ministres qui changent tous les ans et des épisodes comme celui de Benalla, cornaqué par des policiers pour aller casser du manifestant, sont symptomatiques d’un désordre profond, d’un immobilisme récurrent et d’absence de réforme d’un corps qui en aurait bien besoin."


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