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quijote 3 décembre 2019 20:52

J’ai lu Carl Jung récemment car je l’ai découvert quand il faut le découvrir, c’est-à-dire une fois relativement libéré des obsessions de type sexuel. 56 balais, c’est pas 20 balais... Alors, à un moment donné, le gars Freud avec son complexe d’oedipe, ses obsessions personnelles et la psychanalyse de sa propre fille, ce qui relève du viol psychique et donc, pour lui, d’un inceste symbolique, ça va bien... « Tout est sexe », à 56 ans, ça le fait plus. A 20 ans, tu peux y croire. D’ailleurs, j’y ai cru. Un temps. Le sexe, c’est important, mais c’est pas tout. De même pour « tout est volonté de pouvoir » d’Adler. Ça aussi, c’est important. C’est important, mais c’est pas tout.

Jung n’exclut ni l’un ni l’autre car il est par nature plus ouvert, moins monomaniaque. Alors il cherche aussi ailleurs. Plus haut ? Plus profond ? Voir les conférences de Jordan Peterson là-dessus. Lui considère que « Freud décrit la cave » alors que « Jung décrit les fondations mêmes de la maison ». C’est pourquoi, dans ses cours, il aborde Jung avant Freud.

Jung est un cerveau absolument hors du commun. Pour moi, Freud, que j’ai lu étant jeune, a singulièrement perdu de son prestige, et pas seulement à cause des critiques, généralement fondées, qu’il essuie depuis une bonne quarantaine d’années. Freud est un ado ( ma bite, ma bite, ma bite ! Ouais, j’exagère un peu ), Jung est un vieillard. Et un gars qui a exploré son inconscient comme personne auparavant. Et certainement pas Sigmund.

Quant au critiques de l’auteur à propos de certaines de ses théories ( le soi, pas la notion qui m’a le plus impressionné ), quand tu défriches, en particulier dans ces domaines, t’es obligé d’échafauder des hypothèses.


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