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quijote 4 décembre 2019 19:55

@Marzhin Tavernier

Le danger c’est le purisme, le dogmatisme, le fanatisme. Freud et Jung auraient été les premiers à le concéder.

Jung, sans doute. Pour Freud, par contre, je trouve que les termes « purisme », « dogmatisme », voire « fanatisme » peuvent se justifier... Dans mon souvenir, c’est lui qui demande à Jung, qu’il considérait alors comme son disciple favori, de ne jamais remettre en cause le principe de la cause strictement sexuelle des névroses. Refus de Jung.

Et à part un antifreudisme personnel, qui n’est pas forcément faux çà et là, mais qui n’est pas le sujet, avez-vous remarqué que cet article n’est pas antijungien, et que vous le corroborez finalement, en disant que le Soi n’est pas la notion qui vous a le plus « impressionné » ?

Où avez-vous vu que mon commentaire était contre votre article ? J’écris :« quand tu défriches, en particulier dans ces domaines, t’es obligé d’échafauder des hypothèses. » Un défricheur, ça émet des théories. Après, en tant que public ou que lecteur, on est plus ou moins convaincu. Mais je ne crois pas qu’il s’agisse là de questions de nature strictement intellectuelle.

On a le droit de donner, comme vous le faites, son avis sur telle ou telle notion avancée par Jung ou Freud. Dans le domaine des sciences molles, c’est sans risque. Car, où sont les preuves, au sens scientifique du terme ? Alors on peut faire de même pour votre article très intellectualisant dans un domaine, la psychanalyse, où, pour moi, c’est le ressenti qui prime.

Pourquoi les notions de moi, de surmoi et de ça sont-elles utiles ? Parce que nous savons tous que, dans notre vie, il y a le pouvoir, le devoir et le vouloir et que nous pouvons constater et ressentir que la dialectique entre ces 3 instances de la personnalité est un des moteurs de notre pensée et de notre action dans la vie de tous les jours. Mais n’importe qui pourrait aussi prétendre que, tant qu’on a pas trouvé le siège biologique du surmoi, on n’a pas à y croire.

Le problème, c’est de ne s’en tenir qu’à « l’impressionnement » dans la démarche intellectuelle !

Non. C’est pas un problème du tout. Dans ce domaine, qui relève de l’introspection, Je maintiens que ressentir, c’est être « impressionné », c’est-à-dire ressentir une pression, qu’elle soit externe ou interne. Je n’ai jamais personnellement fait l’expérience consistant à ressentir ce que serait le « soi ». Vous, vous prétendez démonter la notion intellectuellement. Or, si je n’ai jamais ressenti ce que serait le soi, je ne peux pas non plus prétendre que cela signifie qu’il n’existe pas puisque je me sais limité dans tous les domaines. Il ne fait juste pas partie de mon expérience.

Car si vous relisiez un peu Freud, vous pourriez découvrir que quand on appelle sexuel l’oral, l’anal, le génital, le fantasmatique, le pulsionnel, le plaisant, etc. soudain sexualité se met à signifier sensorialité.

Certes. On peut voir les choses comme ça. Mais, là, vous ajoutez personnellement votre compréhension personnelle des textes de Freud. Je ne crois pas que lui parle de « sensorialité ». Ce faisant, vous élargissez singulièrement le champ signifiant du terme « sexuel ». Pourquoi pas ? Mais la « sensorialité » n’est-elle que sexuelle ? Non. Pas pour moi, en tout cas.

La vérité, c’est que Freud fait une exégèse du corps, qu’il remet nos corps refoulés (ça) et leurs répressions refoulantes (surmoi) sur le tapis. Jung, dans son éternalisme métaphysique, oublie totalement le corps au profit des imagines

Le corps refoulé, mouais... Si vous me dites que vous avez un jour déjà ressenti ça, je n’ai pas de raison de ne pas vous croire. Quant à moi, je dois dire que, pour le coup, je n’ai pas souvenir de l’avoir jamais ressenti.
Si tu ne le ressens pas, pourquoi en parler ? C’est juste une hypothèse. D’autre part, si cela a déjà été fait, pourquoi le refaire ?

ce n’est pas parce que le type (Jung) s’est posé en surplomb Freud-Adler, qu’il est meilleur qu’eux,

Je ne sais pas s’il « est meilleur qu’eux » ( vocabulaire curieusement primaire de la part de quelqu’un qui connait ces gens et ces choses ), mais ce que je sais, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, il me parle bien davantage qu’eux.


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