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Eliane Jacquot Eliane Jacquot 20 décembre 2019 17:54

Je souhaite partager ici quelques remarques personnelles à propos de l’homme .

La peinture de Nicolas de Staël reflète la trajectoire de son existence . Sa vie se confond avec les déchirements de son siècle . Il est né à l’aube de la première guerre mondiale qui s’achève avec la révolution russe en 1917 marquant une rupture pour ce descendant de la noblesse de Saint-Pétersbourg . On retrouve tout au long de son œuvre le drame de l’enfance , les années d’errance après le déracinement , le dénuement d’une vie de bohème , l’âme slave , ainsi que le regard puissant et mélancolique de ce météore .

La musique est omniprésente , dans ses gènes comme sur ses toiles . Une analyse psychanalytique de son œuvre ferait sans doute resurgir les traumatismes de l’enfance, la lutte constante entre éros et thanatos ,conduisant chez lui à la victoire finale de la pulsion de mort au terme d’un incessant travail marqué par les soubresauts de la sensibilité et de la passion .« Mais le vertige, j’aime bien cela , moi. J’y tiens parfois à tout prix, en grand. »1954

Il a laissé plus de 1000 tableaux , autant de dessins, une abondante correspondance et des liens d’amitié durables avec des écrivains, poètes, critiques qui stimulèrent ses recherches et ses hésitations . Il a laissé l’énigme d’une vie menée tambour battant .

C’est pour l’ensemble de ces raisons que j’aime Nicolas de Staël , sa puissance émotionnelle , sa personnalité extrêmement attachante , son refus hautin de toutes les écoles, à l’encontre des diktats d’une époque qui le sommait de choisir entre abstraction et figuration . Son parcours brille d’un éclat singulier dans l’histoire de l’art du XX ème siècle


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