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Alcyon 25 mars 13:34

@aliante
ça s’appelle un antibiotique et on en utilise. Ce que propose Raoult c’est entre les deux, quelque chose qui réduirait la concentration du virus avant que les symptômes de complications pulmonaires n’apparaissent. Donc ce serait à donner en masse et devrait être couplé à des tests en masse.

Et c’est là que les problèmes de l’étude sont graves.

https://pubpeer.com/publications/B4044A446F35DF81789F6F20F8E0EE#1

On en est au point où on ne sait même pas, à un quelconque degré de certitude (même 10%), s’il y a un effet. On aurait pu obtenir les mêmes résultats avec du coca.

  1. On ne sait même pas si la concentration du virus dans les sécrétions nasales est un bon indicateur.
  2. Il a interpolé des résultats. C’est inadmissible. Surtout quand tu as plusieurs cas positif-négatif-positif
  3. Ces cas positif-négatif-positif posent des questions sur sa PCR. En fait plus que des questions, on est sur que c’est mal calibré.
  4. Un groupe était dans un autre hôpital, avec un autre PCR, pas testés tous les jours et avec seulement une notification « positif/négatif ». C’est impossible à comparer, il suffit que l’une soit mal calibrée et l’autre bien calibrée.
  5. Les patients des différents groupes sont très différents (âge, sexe, etc) mais surtout
  6. 4 patients ont été enlevé du test car ils ont eu des complications. Tous étaient dans le groupe test de chloroquine. Il semble qu’en plus d’être très différents (âge, sexe, etc) ils étaient à des stades et degrés différents de la maladie.
  7. Quand tu lis les graphiques, tu te rends comptes que les patients à qui a été administré l’antibiotique ont de bien meilleurs résultats. Pas étonnant, le groupe était bien plus restreint, mais surtout ils semblent avoir été admis à l’hôpital plus tard, et un virus disparaît avec le temps.

Globalement, vu les pépins méthodologiques, il est possible qu’en remplaçant la chloroquine par du coca, on obtienne les mêmes résultats. On ne peut strictement rien en tirer. Alors « mieux vaut faire quelque chose que rien » est vraiment dangereux quand on met en jeu la vie de patients.


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