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Étirév 29 décembre 2020 04:00

« La BIBLE est-elle vraiment compatible avec le LIBRE-ARBITRE ? »

Tout dépend de qui et de quoi.
About le « libre arbitre » : il est une cause de désordre et de discorde si on le donne à ceux qui ne savent pas s’en servir.
About la « Bible » : pour comprendre l’effet que produisit l’apparition d’un livre à un moment donné, il est indispensable de connaître toutes les circonstances de la vie d’un peuple au moment même où ce livre parut.
C’est parce qu’on a négligé cette étude préalable que la vérité n’a pu se faire jour dans le dédale historique. Les prêtres des diverses religions ayant travaillé, les uns après les autres, à nous cacher le régime religieux qui avait existé avant leur domination, et le public s’étant habitué à considérer les écrits des théologiens comme une source véridique, on était arrivé à ignorer complètement la partie la plus importante de la vie des sociétés humaines, celle pendant laquelle se produisirent les événements les plus considérables et qui vit naître les institutions les plus importantes.
On avait surtout pris soin de nous laisser ignorer les luttes formidables qui firent sombrer le régime primitif, que nous ne connaissons guère que par les traditions vagues d’un âge d’or fabuleux.
Le Sepher, dont nous ne connaissons plus qu’une partie, mais qui, dans sa rédaction originelle, ne devait pas dépasser l’importance d’un ouvrage moderne de 150 à 200 pages, est arriver à une fortune si extraordinaire que la moitié de l’humanité connaît aujourd’hui l’existence de cet ouvrage séculaire par la version grecque qui en a été faite et qu’on a appelée la Bible, qui en sera la caricature.
On croit que c’est entre le XIVème et le XVème siècle (avant notre ère) que parut le Sépher.
Ce livre fameux contenait l’histoire de l’Univers, c’est-à-dire la Cosmogonie, l’apparition de la vie à la surface terrestre, l’origine végétale de l’homme (l’arbre de vie) et la loi morale.
Il est appelé « le livre de la Loi » (Ha-Thorah) ; c’est un tout sans division, ce n’est donc ni un Pentateuque ni un Hexateuque.
Ce n’est pas la Bible des rabbins, qui contient 3 parties : la Loi (Thorah), les Prophètes (Nebiim) et les Hagiographes (Ketoubim). Ces 2 dernières parties ont été ajoutées dans le cours de l’histoire au Livre primitif.
Le mot « Sépher » signifie « le Livre ». On dit qu’il signifie aussi « liste ». Quand on a traduit le livre hébraïque des rabbins en grec, on l’a appelé, au pluriel, « les livres », « Biblia », puisque alors il contenait « les Prophètes et « les Hagiographes ».
Dans la haute antiquité, on disait aussi « Graphé » ou « Graphaï », « l’écriture » ou « les écritures ».
Longtemps on a aussi appelé ce recueil « le livre de l’Alliance ».
Le Sépher fut écrit dans la langue que parlaient les Israélites qui occupaient l’Egypte à cette époque. Cette langue s’écrivait par des signes idéographiques très rapprochés des hiéroglyphes égyptiens. C’est l’hébreu primitif qui subit, par la suite, des altérations telles que du temps d’Esdras on ne le comprenait plus. Cet hébreu primitif n’est donc pas plus l’hébreu des rabbins que le français actuel n’est le français du Moyen Age.
Pour comprendre les plus anciennes rédactions du Sépher, celles qui sont restées identiques ou très rapprochées de l’original, il fallait donc commencer par ramener l’hébreu à ses origines. C’était là un travail formidable, mais un homme d’un génie extraordinaire devait l’entreprendre, Fabre d’Olivet qui, au commencement du XIXème siècle, publia son remarquable ouvrage intitulé La Langue hébraïque restituée.
Naturellement il fut persécuté, considéré comme un fou, dont la science n’avait pas de valeur et dont il ne fallait pas s’occuper. On nia, en bloc, ses affirmations, comme on nie toujours les vérités qu’on ne veut pas connaître.
Il dut quitter la France et s’exila en Angleterre. Son livre ne fut pas lu par ses contemporains. C’est seulement un siècle après sa mort que quelques rares érudits, appartenant à la science libre, commencent à s’apercevoir du mérite extraordinaire de cet ouvrage.
Fabre d’Olivet fut frappé de la profondeur des idées qu’il apercevait dans le Sépher, qui reconstituait la science primitive de l’antique Toth. Mais il comprit aussi pourquoi on l’avait si soigneusement caché. Il dit...

Aussi, si on ne sait pas qu’il y a déjà dans les anciennes Écritures quelque chose que l’on cache, on ne peut pas comprendre les nouveaux Évangiles, puisque c’est le même mensonge qui continue.


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