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Attila Attila 31 juillet 2020 22:54

@rogal
Entre libéral et ultralibéral, ce n’est qu’une question de nuances.
Le libéralisme se caractérise par la diminution du rôle de l’État dans l’économie et la société.

Le plus important est la différence libéralisme/néolibéralisme :

"Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques " Lien

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Les néolibéraux sont passé de l’État ennemi des libertés à l’État qui agit pour le marché. Non pas l’État régulateur du keynésianisme mais l’État au service du marché. Par exemple, après 2008, les banques ont été renflouées par de l’argent public : c’est du néolibéralisme, pas du libéralisme. Pour les libéraux, les entreprises doivent assumer les conséquences d’une mauvaise gestion sans que l’État n’intervienne.

Dans les définitions du néolibéralisme qu’on nous donne, le mot « marché » est de la langue de bois. Il s’agit bien des profits des plus riches, ceux qui ont les moyens de s’offrir les médias et de financer la campagne électoral de leur candidat-homme de main. Les fournisseurs des grandes surfaces et les sous-traitant ne font pas partie de ce marché, comme s’en étaient aperçu les ouvriers des pme de l’agroalimentaire venus manifester lors du mouvement des Bonnets Rouges.
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Pour comprendre, il faut prendre conscience de l’extraordinaire puissance financière des très riches. En 1992, le milliardaire américain Georges Soros a revendu un masse colossale de Livres Sterling. Dans ce genre de situation, la banque nationale du pays rachète sa devise pour que son cours ne s’effondre pas en raison de l’offre importante. Là, la banque d’Angleterre n’a pas pu empêcher l’effondrement de la Livre malgré des rachats massifs. Dans le bras de fer entre le milliardaire Georges Soros et la Banque d’Angleterre, c’est la Banque d’Angleterre qui a perdu. Et pourtant, l’Angleterre n’est pas un petit pays, son PIB est comparable à celui de la France.
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Avec une telle puissance financière, il est facile de comprendre que ces milliardaires n’ont aucun mal à corrompre les gouvernements et à financer la campagne électorale d’un candidats qui, une fois élu, mettra l’appareil de l’État au service de ceux qui l’ont financé.

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