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Fergus Fergus 15 octobre 08:53

Bonjour, YvesD.

« nous « vendons » (donc nous aliénons) notre temps, notre force de travail », écrivez-vous en développant ce que je nomme un constat lucide.

Dans un bouquin consacré à une héroïne thanatopractrice et pilier de rugby, j’ai écrit cela :

« À cet égard, n’en déplaise aux âmes bien pensantes, il faut reconnaître que le mariage est l’une des formes les plus répandues de la prostitution.

 

Avec le travail, lorsqu’il est subi. Vendre son cul, vendre ses muscles, vendre sa tête, quelle différence ? Seul le plaisir exonère de la prostitution. Plaisir de faire l’amour, de bâtir, de diriger, de travailler tout simplement. Dès que le plaisir s’estompe puis disparaît pour céder la place à une dépendance purement vénale ou à une routine déprimante, la prostitution triomphe. Une prostitution admise, codifiée et affublée d’un faux-nez, celui de la « réalisation par le travail ». Un leurre pour ceux, toujours plus nombreux, qui se réfugient dans la vie associative ou les activités extra-professionnelles pour fuir cette aliénation. En définitive, la majorité d’entre nous sont des putes qui s’ignorent. Et nous n’y pouvons rien : tout notre système socio-économique est basé sur cette réalité ! »

 

Certes, la tonalité satirique du livre n’est pas pour rien dans cet écrit. Il n’en est pas moins vrai que, comme vous le soutenez, le travail est une aliénation.


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