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velosolex velosolex 16 janvier 17:06

Sans doute auriez eu davantage de succès en écrivant sur l’enfance de Trump, qui trompe énormément. Proust n’est pas tendance ici. Bravo néanmoins pour votre billet. Il faut garder sa ligne éditoriale, et un peu de tenue, en ces temps de selfie. 

« Retenons donc la leçon : avant de devenir un grand écrivain, il faut apprendre à perdre son temps  »

Bien sûr cela ne suffit pas. Hitler a beaucoup perdu son temps lui aussi avant de se trouver. Que se serait il passé si on ne l’avait pas recalé pour entrer aux beaux arts. Proust a du néanmoins se servir de son carnet d’adresses pour imposer son texte. Au niveau de l’ego, il n’aurait pas dépareillé avec notre époque. Mais un tel talent n’a pourtant pas être démontré. Comment expliquer la cécité des critiques. Picasso s’était amusé à postuler à un concours d’amateur. Il avait eu un prix annexe. Quand à Chaplin, j’ai lu dernièrement qu’il avait concouru, incognito, à un concours d’imitation de son personnage, et qu’il n’avait obtenu que le troisième prix. 

Mais oui, il faut se faire éponge avant de restituer ce qu’on a vécu. Flaubert en est un autre exemple. On a tous quelque chose en nous de Bovary. Les deux premières tomes de la recherche sont pour moi les meilleures. Mais tant de chefs d’œuvres à l’époque, traitant toutes plus ou moins de la dimension relative du temps. De Joyce dans ’Ulysse« à Thomas Man dans la »montagne magique" la réalité du temps qui passe est très relative, et les émotions qui vont avec sont sans cesse revisitées. Comme la musique d’exception, il n’y aussi que la marque du temps pour adouber encore un peu plus les chefs d’œuvres, qui nous accompagnent et nous consolent.


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