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oncle archibald 23 janvier 16:50

@Seul le contenu compte :

"Le pire reste que les gens à qui il a pu dire ce qu’est la politique politicienne se soient mis à réfléchir au lieu de simplement rire« .

 »Le problème est que cette majorité d’électeurs vote pour des promesses. Vous pouvez me citer une promesse tenue qui ne fut pas ’sociétale’ au détriment de biens et-ou acquis sociaux ?« 

Je crois que Freche qui était un homme extrêmement intelligent et instruit et beaucoup d’autres politiques qui sont eux aussi très intelligents et instruits distinguent l’élection de la gestion des affaires une fois élu.

Pour être élu il faut faire des promesses qui plaisent au plus grand nombre. Effectivement le hochet des promesses »sociétales« est facile à agiter et les promesses dans ce domaine sont relativement faciles à tenir quand on »va dans le sens du vent« qui est facile à repérer avec la girouette des sondages. Ça c’est la »politique politicienne« .

Une fois élu il faut chaque jour non plus promettre mais décider et agir. On peut s’avérer être un excellent gestionnaire en entreprenant des actions qui ne vont pas plaire au plus grand nombre mais qui sont indispensables pour faire tourner la machine économique et qui finalement vont profiter à toute la société. Cependant si on n’a pas l’habileté politique nécessaire on prend le double risque de devenir impopulaire et de nuire à une certaine cohésion de la société.

En fait à chaque électeur de faire son choix en sachant cela : je vote non pas en fonction des promesses mais pour celui qui me parait être le plus apte à prendre les décisions qu’il faut au moment ou il le faut compte tenu de l’état dans lequel se trouve la société à l’instant de la décision.

J’ai l’age suffisant pour regarder en arrière. François Mitterand n’était pas ma tasse de thé, mais je lui reconnais deux mérites majeurs : il a représenté un très grand espoir pour une partie de la population qui en avait marre de voir ses idées minoritaires à chaque élection depuis un quart de siècle, en ce sens il a équilibré et apaisé la société. Il a fait voter un impôt sur la fortune qui ne rapportait rien et qui a fait fuir hors de France un certain nombre de grands entrepreneurs, mais cet impôt »improductif« voire »contreproductif« a donné le sentiment à ses électeurs d’être entendus, soutenus, défendus. Et aussi il a osé abolir la peine de mort contre l’avis d’une majorité de Français, je lui en suis infiniment reconnaissant. Rien n’est simple en politique !

Le Président actuel est très certainement un excellent gestionnaire mais à l’inverse de Freche et de Mitterand il est absolument béotien en politique, il ne sait pas que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Il faut savoir à qui l’on parle et mentir intelligemment pour être accepté.

Pour en revenir au problème »Freche« les paroles de Macron ont été en toute objectivité beaucoup moins blessantes que celles de Freche mais elles ont été beaucoup plus mal reçues. Tout simplement parce que Georges Freche parlait devant un auditoire de conquis, des supporters admiratifs, béats devant sa forte personnalité, buvant ses paroles, tandis que Macron a parlé »à tout le monde", donc d’après Freche à 90% de cons, dont une grosse moitié qui lui est hostile. Ça ne pouvait pas passer !


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