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velosolex velosolex 1er mars 2021 14:41

Je détestais et aimais tout autant le mot « A suivre », dans le journal Tintin, puis Pilote, qui bercèrent mon enfance. Le mot « A suivre » a pendant 50 ans structuré les gosses dans l’attente du numéro d’après. On a pas fait mieux dans la construction du désir et de l’entretien raisonné de la ferveur.

« La ferveur », voilà le grand mot. Qui se conjugue justement avec le « A suivre ». Le talent du dessinateur et du scénariste, devait se conjuguer et jouer de cette obligation, comme dans un exercice de l’olipo, cher à Perec, et qui lui fit composer un roman sans la lettre E....

La dernière case de la page, qu’Hergé ou uderzo devait affronter, comme fenêtre qui se ferme sur un spectacle dont on n’entend qu’une note prometteuse, n’avait rien à voir avec le mot fin, et cet baisse de lumière apaisée, sur lequel descend le rideau du cinéma, à la fin du film. Charlot et Paulette Godart s’éloignaient bras dessus, bras dessous à la fin des « temps modernes », de l’autre coté du mot Fin, nous laissant orphelins et complices de leur amour, nous promettant que nous continueront nous aussi cette route plus tard. 

La fin, on l’a voyait arriver. Les actions s’expliquaient. Hercule Poirot avait donné son verdict. Le « A suivre », au contraire, était un effet d’éblouissement, de « flash », une frustration que l’on devait assumer pendant une semaine. Qu’allait il se passer ? Qu’est ce que le héros avait vu pour que ses cheveux se dressent ainsi ? 


Rendez nous les « A suivre », à la fin. Mince. 


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