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Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 14:06

@Jean Dugenêt
La politique du NPA est exactement l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Les révolutionnaires doivent en toutes circonstances chercher l’indépendance de la classe ouvrière dans son combat contre l’exploiteur. Il faut refuser tout ce qui amènerait à compromettre les révolutionnaires avec les exploiteurs en se liant à tout organisme qui applique un tant soit peu la collaboration de classe. C’est notamment le cas avec les gouvernements de front populaire comme ceux de Lula ou de Chavez. C’est aussi le cas avec des mouvements comme Syriza ou Podemos.

Les révolutionnaires doivent aussi, pour rester indépendants, se garder de se lier avec toute organisation qui pratique la collaboration avec l’ennemi de classe. C’est donc le cas, en général, avec les organisations ouvrières-bourgeoises, avec les partis de la classe ouvrière qui sont passés du côté de l’ordre bourgeois. Mais, il y a sur ce point une nuance délicate à introduire. Il peut être tactiquement utile d’entrer dans des organisations dont la direction est compromise quand c’est la meilleure solution pour les révolutionnaires d’avoir une existence publique et/ou quand il y a un afflux massif vers ces organisations. Il faut savoir apprécier les conditions dans lesquelles cela peut être fait. Ce n’est pas la même si on est dans une dictature ou s’il y a une montée révolutionnaire. Cela dépend aussi de l’implantation plus ou moins importante des révolutionnaires. Il y a un exemple célèbre. En août 1934, à l’initiative de Trotsky, les trotskistes entrent dans la SFIO « à drapeau déployé » c’est-à-dire sans nullement se dissimuler. Ils forment dans la SFIO la tendance Bolchévique-Léniniste. En formant ainsi ouvertement une tendance, ils ne perdent en rien leur autonomie. Ils seront d’ailleurs exclus par Léon Blum dès 1935 et formeront le Parti Ouvrier Internationaliste en 1936.

Cette question est au centre de la discussion entre le MST et l’IS. Dès sa première intervention Alejandro Bodart, qui sait sur quel point il est attaqué par l’IS, annonce : " Nous défendons l’entrisme que nous avons fait dans le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela), comme nous avons défendu l’entrisme dans le PT(Parti des Travailleurs), comme nous pensons qu’il était nécessaire de faire de l’entrisme pendant la période de boom de Syriza ou à Podemos. Ce sont des tactiques qui prennent le meilleur du trotskisme."

Il faut qu’il justifie que ses camarades sont entrés au Venezuela et au Bresil dans les partis au pouvoir sous Chavez et Lula de même qu’ils ont soutenu Syriza et Podemos. Il explique donc que c’étaient des tactiques qui ne remettaient pas en question le principe fondamental de la lutte révolutionnaire que nous venons de rappeler. Ses arguments sont-ils convaincants ?

Nous allons examiner cela et surtout nous poserons la question : ces divergences sont elles insurmontables au point qu’une réunification entre ces deux organisations ne soit pas envisageable ?


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