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Luniterre 7 mai 14:16

@alinea

Effectivement, un bon résumé de l’impasse actuelle !

Mais l’expression « reliefs du CNR » est particulièrement bien trouvée…

Le problème est bien en grande partie là.

Ce qui a cimenté les accords du CNR, bien plus que les idéaux de la Résistance, qui y ont été bradés, en réalité, c’est la volonté de reconstituer rapidement l’Empire Français, avec, évidemment et malheureusement, une suite de guerres néo-coloniales à la suite, Indochine et Algérie en principales.

Les « reliefs sociaux » n’ont subsisté que tant qu’ils correspondaient à l’intérêt bien compris de la croissance capitaliste industrielle des « trente glorieuses », basée, par contre, sur une dynamique relativement endogène, et qui se termine inévitablement, avec les premiers progrès décisifs de l’automatisation industrielle et le premier « choc pétrolier », au tournant des années 70.

Dans le système capitaliste les « avantages sociaux » ne sont intéressants pour le capital que s’ils participent à la productivité du travail, en termes de plus-value.

Ils disparaissent donc inévitablement quand elle se réduit.

GRAPHE :

https://storage.canalblog.com/92/48/1716556/129123946_o.jpg

Mais le développement des forces productives, et donc des possibilités du bien-être social, indépendamment de la rentabilité du capital, reste bien le fruit du travail humain, même si c’est en partie l’héritage accumulé des générations précédentes, intégré dans le cycle du capital fixe.

C’est donc ce que la gestion démocratique du crédit doit permettre aux classes prolétariennes et populaires de se réapproprier, ainsi que le fruit de leur travail encore actuel, qui en permet la continuation.

Ce qu’il faut donc comprendre, c’est que le combat pour la « défense des acquis du CNR » était nécessairement voué à l’échec en termes de répartition des profits du capital, désormais essentiellement fictifs et provenant de la spéculation alimentée par la création monétaire banco-centralisée.

C’est la répartition du crédit, qui commande donc, désormais, sur le terrain, qui fait quoi, parce qu’il en obtient les moyens.

C’est cela qu’il faut désormais contrôler, pour que le développement des forces productives serve à nouveau au progrès social.

Luniterre


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