Le mot monothéisme est ambigu dans la mesure où il laisse croire que les Hindous ou Chinois croient en plusieurs principes suprêmes, ce qui n’est pas le cas, hormis la croyance populaire, laquelle équivaut un peu à l’adoration des intermédiaires, saints, anges, « vierges » de tel ou tel endroit, ou formes secondes de la divinité.
Ce qui fait la différence, c’est qu’ils ont une doctrine assez élaborée par rapport à ces formes secondaires, ou à cette diversité de formes, elles ne sont considérées que comme des moyens (« habiles » pour le bouddhisme), donc relatifs aux individus, de même les doctrines ont moins ce caractère exclusif.
Pour un Chinois ou un Japonais, passer par des rites divers au cours de sa vie, contacter des autorités diverses même pour une seule occasion, n’entraine pas une croyance à une diversité de fond.