Le capitalisme est d’extrême-centre. Mais « l’attirance pour une société hiérarchisée » est fausse. Ce serait plutôt l’admission des hiérarchies. En dynamique des groupes même les plus informels, même à prétention anar, il y a des hiérarchisations. Le gauchisme, en croyant pouvoir annuler le phénomène (sinon par anarchisme, du moins par misarchisme — haine du pouvoir), se leurre profondément : vous évoquez les problèmes. Il faut aussi savoir que dans les années 60-70 il y avait des milices communistes, et qu’il existe des redskins. On ne peut pas dire que le phénomène de bande et le militarisme soient de droite. Tout ça ce sont des méthodes. Mussolini a commencé socialiste, Mitterand a commencé fasciste ... Ce sont, je le répète, des méthodes. Donnez à des macroniens un drapeau français lors de l’élection de leur lifecoach au Louvre, et ils se mettront tous à l’agiter en dynamique des groupes, donnant l’illusion patriotique par agitation de trois couleurs, entraînant d’ailleurs dans son sillage un néo-patriotisme. Ce n’est pas spécialement d’ED, c’est de dynamique des groupes. La droite en général, toutefois, répétons-le, peut certes avoir un certain philarchisme — appréciation, admiration du pouvoir — jusqu’à l’exaltation de vertus guerrières ... mais quid des héros gauchistes tels que le Che vendu comme un petit pain tout autour de la terre ? De Fidel Castro ? des militantismes révolutionnaires réels ? etc. Ils doivent bien se structurer. Ne serait-ce que l’ancienneté dans un groupe, joue en ta faveur, parmi les anars ... ce que les zététiciens nomment biais d’autorité ! ce n’est pas piqué des hannetons.