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charly10 21 mars 2022 15:27

Le prix des carburants explose, du fait de la guerre en Ukraine. C’est une pure opération spéculative, certains se gavent en profitant des conflits. Il n’y a pas contrairement à ce qu’on nous raconte, de pénurie sur le pétrole Il n’y a pas à ce jour de problèmes d’approvisionnement. Au contraire les russes qui fournissent environ 20% du marché, vendent encore leur gaz et leur pétrole, à bas cout pour contrer la tendance aux sanctions. Les fournisseurs et distributeurs spéculent sur les prix en jouant comme d’habitude, sur la situation économique et géo stratégique.Et par le jeu, de la TVA l’état en profite. Tout le monde se gave sur le dos du consommateur. Non, ni la reprise économique post covid, ni la guerre d’Ukraine, ne peuvent être invoqués comme justifiant une poussée logique des prix. Tout est pure spéculation.

 

Le cout moyen de production d’un baril est de 5.5 dollars. Le 5,5 $ ce sont les coûts techniques : avant taxes, royalties, etc .. ! Très dépendants des régimes fiscaux des pays !

Le « point mort organique moyen », avant dividendes est de 25 dollars par baril (info source Total).

C’est-à-dire qu’en moyenne à 25 dollar/baril, une compagnie commence à faire du bénéfice.

Les couts actuels du baril sont alimentés par les accords pétroliers entre pays producteurs mais aussi par la spéculation, sur les marchés SPOT en particulier l’ICE Londres qui pousse toujours à la hausse depuis sa création en 2002. Leur volatilité est donc de plus en plus importante à cause des craintes générées par certaines actualités et qui ne sont parfois pas fondées. Ces effets sont en effet provoqués par une peur des pénuries de pétrole qui font régulièrement grimper les prix.

A ce jour il n’y a pas de pénurie de pétrole, l’argument guerre en Ukraine est un élément spéculatif. 

Aujourd’hui les productions sont largement suffisantes, au regard des consommations actuelles. Les US sont autosuffisants, et de nombreux gisements sont maintenant accessibles par les techniques de production type forage horizontal. Compte tenu de l’évolution vers d’autres énergies, non carbonées, le pétrole n’est pas près de manquer. Donc mise à part les taxes prélevées par l’état, (TICPE, carbone, et autres…) et les variations de cours euro dollar, il n’y a pas de raison logique à l’augmentation du baril. Au-dessus de 50/60 dollars, le prix du baril est un phénomène purement spéculatif.

Et l’état devrait réagir à la hausse des cours en limitant voir régulant ses taxes, car cela risque de couter sérieusement à la relance notre économie. Pour une fois Mélenchon est dans le vrai en proposant de bloquer à 1.40 euro le litre de carburant. Toutefois, il n’y a pas que le carburant auto ; le litre de fuel chauffage est passé de 0.95 euro en janvier à 1,75 euro la semaine dernière. Ceux qui se chauffent au fuel, ils sont encore nombreux dans les campagnes, ont pris une double peine. On s’en souviendra …..

A ceux qui se réjouissent de ces augmentations des carburants, en invoquant la lutte contre le CO2, rappelons quand même que le CO2 d’origine transports privés auto, ne représente que 15 % des rejets CO2 et encore faut-il rappeler une fois de plus que les rejets CO2 anthropique c’est 3 à 5 % des 0.041 % de CO2 présents dans notre atmosphère.

https://prixdubaril.com/


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