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Droopy 15 juin 2007 10:43

La presse n’est pas un baromètre fiable pour l’état de la lecture : goinfrée de subventions, achetée par deux grands groupes financiers qui fricotent avec l’Etat, elle ne fait plus que des copier coller des nouvelles de l’agence France Presse (elle même subventionnée). Aucune investigation, du crapoteux à souhait. Surtout ne pas prendre le lecteur pour quelqu’un d’intelligent. Inutile de s’étonner dans ces conditions du désastre de cette presse.

Les livres d’étudiant ? Un ramassis de bourrage de crane inutile qui finit par déclencher plus d’allergies à la lecture que de motivation. Et ça commence tôt : je vois les livres de mon fils en école primaire ! Surtout ne pas les lire et les laisser choisir ce qu’ils veulent en librairie. Sinon c’est le meilleur moyen de le dégouter : textes insipides, sans imagination, trop littéraires.

Mais que constate t’on ? Que ce sont les sites culturels qui marchent le mieux sur Internet. Et pas que pour vendre des jeux vidéo. Les galeries culturelles ou les moyennes surface culturelles se développent. Et à regarder le nombre de personne qui en sortent avec des livres sous le bras, j’ai confiance en l’avenir du Livre.

Bien sur c’est au détriment des libraires classiques. Mais combien ne se sont contentés pendant des années de se contenter d’ouvrir des cartons le matin, poser les livres en rayon et attendre la carte de crédit ou le chèque du client. Sans s’intéresser le moins du monde à ce qu’ils vendent. Subsistent les vrais libraires.

Dans ma ville (50 000 habitants), une surface culturelle a ouvert il y 4 ans. Une autre est prévue. Toutes les librairies ont fermé sauf une.

Et ce n’est pas la mort du livre : les rayons livres y sont bondés. par contre les libraires qui ont fermé sont ceux qui n’avaient aucun sens de la clientèle. Seule reste la seule librairie à offrir autre chose : des livres d’histoire, de réflexion, des thèmes particuliers,... et dont le libraire est à même de conseiller intelligemment.

Non le livre n’est pas mort. Il change de moyen de diffusion. Il s’achète autrement.

Mais il restera toujours le petit bloc de papier qu’on peut emmener dans un sac, ouvrir n’importe où sans électricité. Qui est confortable, a une odeur (même si certaines encres actuelles puent). Qu’on peut lire au lit. Qui ne nous fait pas dépendre d’un logiciel ou autre dépendance matérielle.

C’est le moyen parfait de transmission de la connaissance, inventé dans sa forme actuelle imprimée, il y a plus de 500 ans. Et qui restera encore pendant des siècles.


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