• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


ddacoudre ddacoudre 8 juillet 2007 00:52

Bonjour zelectron. Le libéralisme libéra le commerce du joug de la puissance absolu des monarques ; aux fils des siècles il devint le principe de base des relations économiques qui demeuraient toujours soumises comme de nos jours à des foules de réglementations sur la liberté individuelle d’entreprendre.

De fait le libéralisme est un dogme comme bien d’autres aux travers duquel ceux qui en tirent avantages justifient leurs comportements, et ceux qui en subissent les désagréments s’y opposent sous diverses appellations. Le terme « libéralisme » apparaît dans la langue française à partir de 1821. Il appartenait déjà au monde politique, car son sens usuel remonte au XII ième siècle et signifiait « généreux », (emprunté au latin Libéralis).

Ensuite au XIII ième siècle il permet de désigner un individu : « digne d’un homme libre ». Ainsi le sens de ce terme libéralisme est passé lentement du domaine politique au domaine économique et caractérise la devise « laisser faire, laisser passer ». L’important n’est pas le vocabulaire employé, c’est comprendre qu’une société humaine s’organise autour de la valeur des individus qu’elles forment pour se répartir les efforts nécessaires à toutes les activités productrices tout comme celles des services public ou privé. Ceci exige une conscience politique pour structurer les milliards de décisions individuelles qui inter agissent, et chaque individus va devoir abandonner une partie de sa singularité pour s’associer dans des intérêts partagés.

Si l’on retient que la base minimum d’une espèce est de maintenir en vie son organisme biologique, il n’est pas besoin d’économie pour cela, mais si les individus se regroupent et commencent à s’organiser pour la production et la satisfaction commune de leurs besoins, alors l’on peut commencer à parler d’économie. Ensuite toutes les autres associations, de quelque nature qu’elles soient, ne pourront se structurer en tant que telles qu’à partir du moment où les individus se seront regroupés et répartis des tâches et des fonctions nécessitant une activité de surplus de production.

Cette capacité à produire un surplus sera de nature à structurer l’organisation sociale pour dégager d’une activité productrice les individus qui modèleront, élaboreront « l’intronisation » politique, culturelle, religieuse, avec pour effets de compliquer, de perfectionner, de donner cohérence et solidité à l’organisation sociale, de définir et réguler la violence individuelle et collective qui a accompagné cette structuration.

Ainsi nos difficultés ne viennent pas des mots, mais de celles de saisir que dans l’actuelle société en giga surplus de production grâce à la technologie, il devient urgent de trouver de nouvelles références de valeurs travail, car nous ne sommes plus au XVIII siècles, même si les comportements humains sont les mêmes depuis les calandres grecques. Donc « l’interrogationisme » pourrait parfaitement remplacer le libéralisme. Pour autant les mots ne sont pas des fourre-tout. Que dans la confusion toujours réelle entre libéralisme et capitalisme, entre charité et solidarité, entre socialisme et communisme les citoyens y mettent ce qu’ils en ont compris, c’est certain. Mais pour sortir de cette errance il suffit de prendre les références historiques répertoriées. Si nom les mots prendront un autre sens, il en va ainsi. cordialement.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès