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jeanclaude 14 novembre 2007 18:28

Le Nouveau testament parle de la fin des temps, principalement à travers le genre apocalyptique, utilisé par Jésus dans une petite partie de son discours, et dans l’Apocalypse de St Jean. Une interprétation correcte de l’ensemble de ces textes signifie qu’elle sera subite et imprévisible. Il n’y a donc pas lieu de s’interroger sur les signes des temps, comme prétend le faire l’auteur, à la suite de beaucoup d’autres ( de l’antiquité à nos jours ...). D’ailleurs les récits apocalyptiques relèvent d’un genre littéraire particulier, bien connu de - 200 avt JC à + 200. Les auteurs comme les lecteurs savaient que les évènements décrits étaient un code qu’il ne fallait pas prendre au pied de la lettre.

Il est prétentieux et peu conforme au véritable esprit du christianisme de prétendre scruter et tirer les conclusion annonciatrices de quoi que ce soit en la matière. D’après St Marc, seul le Père connait le jour et l’heure. C’est une manière symbolique de dire que nous n’avons pas à nous en occuper, mais à mener notre vie le plus conformément possible à notre foi.

On est bien obligé de constater que c’est la pensée africaine et des peuples dits primitifs, qui fait le lien permanent entre le visible et l’invisible, les évènements de la vie individuelle, familiale, du village, par rapport aux esprits invisibles, aux sorts jetés. Cette réalité culturelle est encore bien présente parmi les peuples de la forêt du Congo. Ce qui explique aussi le succès des églises parallèles tant en Afrique qu’en Amérique du sud, qui n’ont souvent qu’un lien fantaisiste avec la tradition chrétienne ; elles maintiennent vivant le fond de pensée et d’être au monde d’avant l’arrivée des colonisateurs.

En réalité notre monde d’aujourd’hui n’est pas pire que d’autres époques - l’effondrement de l’empire romain, les invasions, les guerres civiles du moyen-âge, la peste, les famines, les exactions des armées des temps modernes, vivant sur le dos des populations, les guerres du siècle dernier. Moralement chaque génération n’est pas meilleure que la précédente. Mais ne pas voir les progrès en matière de santé, d’émancipation de la femme par rapport à l’homme, du règlement de litiges - en temps de paix du moins - par le droit là où la loi du plus fort l’emportait, tout cela ne me paraît pas très exact du point de vue de la raison.

Est-ce que la vision qu’a KB de la situation ne doit pas à ses racines, dans un « être au monde » qui ne peut accepter la froideur - et donc l’angoisse du monde de l’homme occidental (fruit commun de l’héllénisme et du christianisme) ?. Où la foi chrétienne doit se maintenir et se recaler dans une weltanschauung désacralisée.


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