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Dégueuloir Dégueuloir 23 septembre 2007 00:18

Les investisseurs étrangers détiennent plus de 4 400 milliards de dollars de dette américaine, sous la forme de bons du Trésor et de titres. S’ils vendent seulement quart de cette somme les USA sentiront la douleur de l’hyper-inflation. Durant la dernière décennie, les étrangers étaient avides d’acquérir nos bons du Trésor et nos capitaux, avalant les 800 milliards de l’énorme déficit de la balance commerciale et maintenant la demande pour le dollar à un niveau artificiellement élevé. Mais comme pour les souscripteurs d’emprunts immobiliers dont le taux incitatif [2] arrive soudain à son terme, les USA vont devoir faire face à un douloureux réajustement : des remboursements plus élevés et des revenus moins généreux pour se payer leurs caprices.

Ce petit jeu aurait peut-être pu continuer un peu plus longtemps si la politique étrangère de Bush ne nous avait aliéné amis comme ennemis. Mais peut-être pas. Après tout, la politique financière généreuse de la Fed, venant s’ajouter aux dépenses extravagantes de Bush - 3 000 milliards de dollars de dette de l’état supplémentaires en 6 ans - condamnait le pays depuis le début. Les dépenses à crédit ont été la règle depuis le premier jour. Arrive maintenant la gueule de bois.

On s’attend à ce que Bernanke baisse les taux d’intérêts le 18 septembre. Cette décision fournira un peu plus de la drogue du crédit facile aux accros de Wall Street mais elle pourrait aussi déclancher une fuite panique du dollar. C’est ce qui empêche le patron de la Fed de dormir.

L’équipe Bush a été avertie plusieurs fois - par la Banque des Règlements Internationaux, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne - que sa politique était « insoutenable » et se terminerait par une crise économique. Mais elle a ignoré les critiques avec sa même indifférence habituelle, comme pour celles portant sur la guerre d’Irak.

pourquoi devraient-ils s’en soucier, si le pays devait souffrir ? Leurs amis bénéficieraient toujours des coupes massives - et non financées - dans les impôts. Leurs armées de mercenaires privés et leurs contractants de marchés sans appel d’offre auraient toujours leurs dessous de table. Les Démocrates auraient toujours leurs énormes dépenses de guerre « hors budget » [3] Et ils seront toujours capable d’imprimer autant de monnaie sans valeur qu’ils le souhaitent, jusqu’à ce que le dernier sou soit vidé des coffres publics.

Pas de soucis. En plus, les média feraient le ménage après eux, avec leurs habituels bavardages. Au fur et à mesure que les calamités affecteront l’économie, nous pouvons nous attendre à assister au défilé habituel de menteurs au brushing impeccable, chantant la gloire du « marché, » de la dépense effrénée et de la consommation.


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