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eric 12 novembre 2007 23:32

Dupuy à tendance à complexifier l’expression des idées de Girard tout en les dénaturant un peu.

Ce que vous décrivez dans cet article, le marché, un des lieux ou s’exprime la tendance au mimétisme des etres humains, me parait un bon exemple de limitation, et peut être de limitation orientée et pas entièrement désintéressée...

Comme dans « ordre et désordre », l’idée sous jacente est que tous cela est bien compliqué, mais que fort heureusement, des spécialistes de la « complexités », sont à même de déterminer mieux que « ces mécanismes erratiques et irrationnels de marché » ce qui sera bon pour le bien public, lui même déterminé par les dits spécialistes.

Au jour d’aujourd’hui, force est de constater que si rien ne nous garantie que la mauvaise réciprocité ne nous conduira pas au « désastre » ou dans « la » « bonne » direction, c’est bien dans le domaine des marchés au sens économique qu’elle en a le moins produit. Rien à voir par exemple avec la politique, l’idéologie, la religion etc...

Depuis 200 ans, on nous annonce que le marché nous conduit à la catastrophe sociale, écologique, humanitaire ou pourrait être suseptible de l’être. Au millions de mort concrets du Nazisme, folie mimétique dont le lieu fut l’état, nous opposera-t-on les millions de gens qui auraient peut être vécu vécu ou mieux vécu si le marché n’avait pas été fou ?

En réalité votre titre est trop limitatif, il aurait fallu écrire, l’humanité, lieu de la folie mimétique.

L’homme est au risque de la folie mimétique, le marché, lieu de rencontre d’échange de confrontation entre des hommes n’en est pas exempt.

En pratique, le marché est peut être « le » lieu ou les forces de rappel sont les plus importantes, l’intervention publique, l’intervention de la société civile organisée, ’syndicats de travailleurs ou de consommateurs, la concurrence nationale et internationale, les choix individuels des consommateurs au quotidien.

Quand vous parlez des « thèoriciens du marché » j’imagine que vous faites, par erreur, allusion aux libéraux. Toute personne qui étudie les marchés pour essayer d’en comprendre le fonctionnement est un thèoricien du marché. Marx par exemple à une thèorie du marché. Vous aussi ici.

Les libéraux analysent le marché à partir d’un modéle thèorique, celui du marché pur et parait pour ensuite comprendre les écarts, lié à l’irrationalité humaine comme aux disfonctionnements qui souvent en résultent. Leur conclusion politique est que le marché n’est pas ce qu’il y a de plus efficace ou le plus rationnel pour atteindre un but donné, limité et démocratiquement décidé, mais que quand un tel but n’existe pas de façon évidente et consensuelle, le meilleur système est de laisser leur liberté au gens. C’est un point de vue éthique et non économique. Toutes les économies les plus libérales ont plannifié la production en temps de guerre. Mais ce n’est pas tous le temps la guerre.

Le risque d’un dévellopement techologique menant à la catastrophe peut exister, mais il n’est pas dépendant de la forme des choix. Le marché est sans doute ce qui offre les meilleure chance de sélection de technologies pas trop délirantes. C’est là que la t’echnique est le moins au risaue d’une autonomie parce que c’est là qu’il y a le plus d’intervenant humains aux intérêt contradictoires.

Prenons le nucléaire. Aux états unis, le marché n’a pas cru à cette technologie et ne l’a pas massivement et systèmatiquement dévelloppé. En France, une minorités de spécialistes a fait des choix technologiques peu démocratiques, sure de sa compétence et de sa légitimité. Si dans 20 ans les américains n’arrivent plus à se chauffer, on pourra dire que le marché est aveugle. Si dans 20 ans nous sommes tous Tchernobylisé, on dira que le marché à évité le pire aux américains.

Vouloir isoler un lieu privilégié de la folie mimétique c’est très exactement désigner un bouc émissairre, un lieu extèrieur d’ou vient le sens, ici le mal.

Démonter qu’aucun lieu humain et donc notamment le marché, n’est a l’abri de la folie mimétique de l’homme me parait pas une grande percée thèorique.

Dméontrer qu’aucun mécanisme ne mettrait par lui même l’homme à l’abri de lui même non plus. On peut dire exctement la même chose de toute institution, l’Etat par exemple qui non seulement n’en est pas à l’abri mais c’est avéré en pratique l’outil privilégié de son déchainement meurtrier.

La conclusion est qu’il faut « veiller aux commencements », qui, comment, pourquoi et sur quelle base ?

La conclusion de Girard qui est qu’il faut se convertir soi même, personellement. Elle me parait plus prometteuse et surtout potentiellement plus démocratique.


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