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En réponse à :


ddacoudre ddacoudre 14 novembre 2007 00:05

Bonjour Monette

Intéressant ton article.

je reste convaincu que la santé n’est pas une marchandise ; il est bien évident que l’organisation de la santé à but lucratif ne peut du fait même de son intérêt pour la seule recherche du profit pour le compte d’investisseur financiers, ne peu cohabiter avec la recherche du développement d’une santé publique, sauf à ne soigner que les gens riches.

Le problème de la privatisation a but lucratif est toujours sous jacent en France. Beaucoup de compagnies d’assurance y sont favorable.

Effectivement tu fait bien de mentionner la différence qui ne tient pas de public ou privé mais bien de but lucratif ou non.

Des individus qui s’associent, pour organiser un système mutualiste par exemple, est totalement de droit privé, et tous les membres qui y adhérent en deviennent propriétaires du groupe mutualiste par le biais de cette adhésion. Comme chaque membre en est propriétaire, il est inutile que l’association distribue des dividendes et de fait, l’intérêt individuel de chaque membre se trouve dans la rentabilité qui engendre soit une baisse des cotisations ou l’augmentation des services qu’elle couvre.

Le but affiché est donc non lucratif dans le sens ou une personne qui apporterait son capital ne recevrait aucun dividende, et ne pourrait songer à s’enrichir personnellement sous un tel régime. Par ailleurs en fonction de l’efficacité des gestionnaires les adhérents pourront se garantir de meilleures prestations pour améliorer leurs conditions d’existence.

C’est la problématique autour de la « Sécurité sociale » qui appartient de droit (privé) à tous ses cotisants et dont le rêve de certains est de faire passer ses activités aux assurances privées à but lucratif, de telle manière que des investisseurs puissent, en apportant leurs capitaux à ses compagnies en retirer des dividendes, ce qu’ils ne peuvent pas faire avec les organismes à but non lucratif. Donc le débat n’est pas « privé contre public », mais celui d’une élite (dominants systémiques) contre la capacité des masses à prendre des initiatives pour s’organiser en dehors de ces élites. Alors se pose le problème pour cette élite dominante d’amener une activité de service socialisant non marchand (mutualisme ou Sécurité Sociale) à devenir un service marchand pour que des individus investisseurs puissent faire du profit dessus.

Ainsi, tout ce qui représente les ressources obligatoires de l’État ou des collectivités territoriales, ou encore des organismes de protection sociale, légiférées et organisées par lui, se qualifient de plus en plus, de charge (à la charge de l’État). De fait, elles perdent leur caractère de régulation des inégalités (type, taux et tranches d’impositions), tandis que leurs corollaires, les dépenses à usage collectif, perdent leur caractère « redistributif ». Cela, au bénéfice d’organismes privés à but lucratif qui paraissent concurrentiels, offrant l’illusion que nous ne payons que pour nous-mêmes. Pourtant, quand l’on remonte le circuit économique, l’on s’aperçoit que l’on paie tout de même pour les autres, sous toutes les formes, avec en plus les dividendes des actionnaires. Mais voilà, nous les adultes, nous sommes comme les enfants, nous aimons les contes merveilleux qui nous disent que nous serons roi ou reine pour nous cacher que nous ne sommes que des serfs, et nous sommes contents, pourvu que nous ne voyions pas de quelle manière nous réglons l’addition, même si elle est plus chère.

Cordialement.


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