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WOMBAT 5 décembre 2007 14:47

Joli article, subtil, à des années lumière de la polémique facile, creuse et spectaculaire de la cannonière à bon mots de gros calibre. Ces salves que l’on tire à l’instar de feux d’artifices, pour épater un public le plus large possible. Je me souviens du tout premier livre de Sollers (Le jardin des Plantes ?), copie servile de nouveau roman, au tic de langage et à la virgule près. Un pastiche involontaire qui me fit douter du talent réel de l’auteur, et, comme il faut se méfier de la première impression, étant en général la bonne, j’en suis resté là. J’ai bien écorné d’autres oeuvrettes de l’écrivain, histoire de voir si je m’étais trompé et ce fut non, décidément et malheureusement. Je garde en mémoire un après-midi d’été une dizaine d’années en arrière, Sollers se trouvait à la terrasse de la Closerie des Lilas, à un guéridon du mien, cerné par un manipule de thuriféraires et au centre de l’attention, telle une rose, il y avait une jeune étudiante, tout à fait jolie, à laquelle le maître destinait une cour tonitruante, gesticulante, débordante de citations. Scène pathétique. Que de cuistrerie, de maladresse, de pusillanimité, dans le sens littéraire de animus pusilli, âme de petit garçon...J’ai fini mon verre et me suis levé, j’avais un rendez-vous, ou plus plus prosaïquement j’étais gêné par cette pantomime tragicomique de babouin habitué aux applaudissements des ilotes peuplant les plateaux télé. A partir de ce jour je demeurai convaincu que Sollers avait dû tout inventer.


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