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Alain Tesnière 10 décembre 2007 22:57

Pour Voltaire,

Je crains que votre commentaire ne soit bâti que sur des contresens.

Mon article se fonde sur de nombreuses recherches et ne comporte pas « d’erreurs factuelles » à moins que mes sources ne soient mensongères.

Je vous renverrai donc au Master 2 présenté par Alexandre Rangel le 27/06/2006 intitulé « L’Adéquation du Discours Officiel sur la Mort Encéphalique ». Cette étude compare les discours officiels des Agences de biomédecine en France et en Espagne.

Ce document est disponible sur Internet.

Je vous rapporte sa conclusion :

" Les deux pays utilisent la conception systémiste dans leurs discours sur la mort encéphalique et une parcelle du public a une conception intégraliste, ce qui nous amène à conclure qu’il n’y a pas une adéquation des discours officiels sur le thème de la mort encéphalique. Cependant, l’explication espagnole est plus complète, ce qui peut contribuer à des meilleurs résultats en termes de prélèvement. En fait, l’Espagne fournit au public une explication plus exhaustive que la France sur la définition biologique de la mort cérébrale, l’Espagne ayant des taux de prélèvement et de refus plus encourageants. Il y a certainement d’autres éléments qui contribuent à cette différence mais nous pouvons affirmer que l’information au public crée une ambiance plus favorable à la demande de prélèvement d’organes. Dans le cadre de la communication étudiée, la grande différence entre les deux pays est celle de la quantité d’informations mises à la disposition du public. L’organisation espagnole fournit beaucoup plus ’informations que l’agence française, mais, malgré le volume d’informations, celles-ci ne sont pas approfondies dans le sens des définitions de la mort. Elles expliquent bien ce que c’est la mort encéphalique, les causes et les conséquences pour la personne se trouvant dans cet état. Mais le point de concordance entre les politiques de communications de ces agences est la nécessité de se taire sur les questions plus profondes de la signification de la mort au risque d’avoir une augmentation du taux de refus au prélèvement d’organes. La question qui se pose maintenant est de savoir s’il vaut mieux maintenir l’actuel pragmatisme du silence ou s’il vaut mieux mettre en place une ample discussion sur cette question auprès du grand public."

Vous avez parfaitement le droit de trouver que l’information distribuée par l’Agence de biomédecine est « claire et exhaustive ».

Quant aux « aspérités du débat » que je signale, je vous fais remarquer l’usage des guillemets et des italiques lorsque je fais des citations. Vous écrivez : « Le reste de l’article est aussi difficile à suivre : vous posez des questions sans apporter d’éléments susceptibles de remettre en cause le système actuel. »

Ces questions sont celles de « L’Espace éthique / AP-HP et du Département de recherche en éthique Paris-Sud 11 ». J’ai signalé l’auteur de ces questions : c’est le docteur Marc Guerrier, Adjoint du directeur de l’Espace éthique/AP-HP, pédiatre, Département de recherche en éthique Paris-Sud 11.

Je me suis contenté de mettre en gras ce qui me semblait important. Si vous avez l’occasion de lire mon livre, vous remarquerez que j’ai déjà soulevé un certain nombre de ces questions il y a quinze ans.


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