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jo 22 décembre 2007 03:22

Je vais commencer par la subvention de la scène française. Comme il est noté plus haut le budget alloué à la culture est tristement ridicule.Les théatres subventionnés monteraient, joueraient des pièces que peu de gens vont voir, donc c’est une perte de fric. Mais c’est exactement ça la culture, produire des oeuvres qui ne sont pas forcéments faciles d’accès, pas grand public à première vue, parfois chiantes. Et il faut subventionner ces artistes car si on ne le fait pas, alors il ne pourra sortir que des oeuvres mainstream, calibrés sans goût et saveur mais qui feront recette.

La culture n’a aucun but à plaire, si c’est le cas tant mieux, mais elle est là pour réfléchir et interroger le monde. Combien d’auteurs populaires à leur époque, remplissant théâtre, opéra, salon de lecture, galerie d’exposition, même cinéma pour ce qui est du plus récent sont aujourd’hui tombés dans l’oubli car leur oeuvre populaire n’était que le reflet d’une mode et non un travail doué de sens.

La seul éthique sur le travil subventionné à poser est que le financier de l’auteur n’est pas son mot à dire sur le contenu, pour que celui-ci n’est pas de contraintes de ce plan là. Il en aura bien assez pour produire son travail.

Parler de rapport qualité-prix pour la culture est une véritable insulte à la culture en elle même. Une oeuvre n’est pas là pour rapporter, mais pour créer un sentiment quel qu’il soit chez celui qui la vit. Officialiser le mercantilisme dans la culture est la dernière chose à faire, il n’est que trop présent. Cela ne signifie pas que les artistes ne doivent pas pouvoir vivre de leur création, au contraire, mais que les oeuvres ne soient pas un simple placements financiers comme un autre, choses que l’on retrouve régulièrement dans l’art contemporain.

Je vais pas m’apesantir sur le cirage de pompes de la ministre, qui est comme d’habitude assez peu en prise avec la réalité de la culture, on pourrait disserter des heures sur sa vision du net avec sa commission Olivennes, mais ce n’est pas mon propos.

Je reviens sur l’émission de france 3, avec les philosophes, que j’ai pris en cours de route, donc je n’ai pas vu la partie sur le traité européen, juste un peu la fin, mais je les ai vu intervenir sur la politique intérieur française. Quel effort du présentateur, nous n’avons pas eu droit à l’omniprésent bhl dans le camps des philosophes. Mais bon, nous avions quatre philosophes, on pourrait se poser la question sur ce qu’est un philosophe, quelqu’un qui réfléchit au monde, ça risque de faire du monde au portillon. Mais les quatres sont tout de mêmes des habitués des plateaux grands publics, que dire de finkielkraut, sorte de fantôme hantant tout un tas de plateaux télé, si peu que l’on se fase passer pour une émission avec du sens. Le débat n’apportait rien de nouveau sous le soleil des idées, du marxisme, il vendait son livre, il faut comprendre, même si l’analyse marxiste n’est pas fausse, elle est quand même un peu suranné. M bensaïd nous faisait son cours, intéressant, mais souvent interrompu par Finkielkraut, mais encore une fois que des choses qui ont été déjà analysés et sans une lecture vraiment nouvelles de la société. Disons que pour ma part, d’un point de vue philosophique, analyse,concept rien ne m’a surpris, je n’ai rien découvert. Mais cela ne signifie pas que ces débats était de mauvaises qualités, s’ils ont appris des choses à des personnes qui ne s’intéressaient pas à ces sujets tant mieux.

Non le vrai problème du débat, c’était Finkielkraut. Ce n’est pas la première fois que je vois ce personnage faire son numéro télévisuel, et c’est à vomir. Tant de haine, d’incompréhension, de rejet, de snobisme, c’est proprement hallucinant. Sa vision de la banlieue et des problèmes qui s’y déroule est affreuse, pour résumer s’il y a des problèmes c’est à cause des jeunes étrangers pas catholiques qui ne veulent pas s’intégrer, ce n’est malheureusement pas une caricature. Ces propos ils les tiens régulièrement, bien entendu il enrobe son discours, dans un pseudo-académisme histoire de camoufler sa haine, mais c’est toujours les mêmes propos conservateurs avec aucune vue de l’esprit. Je ne parle même pas de ses arguments, raccourcis éhontés de ce que peut être une pensée. Une telle haine envers des personnes, toute sa diatribe sur les révoltes de 2005, si je me rappelle il était révolté en 68. Ah oui, ma bonne dame mais c’était pour une bonne cause, et il ne faisait que lancer des pavées, c’est vrai que ce n’est pas dangeureux un pavé dans la gueule. Je ne parle pas de sa poussée d’urticaire quand les autres philosophes ont commencés à tailler la religion.

L’émission est une façade pour argumenter que la télévision publique fait dans le culturel, mais elle, l’émission est plus souvent l’espace de lieux communs, où les plus grande gueule ont le dernier mot.

Alors la culture à la télé, il y a encore du chemin à faire, ça semble moins vendeur et c’est plus prise de tête que l’élection du plus gros mangeur de ratatouille avec en exclusivité la photo des chiottes après son passage.


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