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Nono Ladette Nono Ladette 27 juin 2008 16:56

 

Forest,

le mécanisme est très simple : en France, si vous perdez votre emploi (ce qui arrive à beaucoup de monde en période de croissance faible), vous touchez pendant un certaine période un pourcentage élevé de votre ancien salaire. Par conséquent, vous pouvez toujours consommer presque comme avant. Dans d’autres pays où la sécurité sociale est moins grande, une perte d’emploi signifie une forte perte de revenus, et donc de la consommation collective des ménages. Du coup en France la crise est plutôt supportée collectivement via une dégradation des déficits publics. Et comme on était déjà à quasi 3% du PIB...

Le poids des prélèvements obligatoires, que je me refuserai de caricaturer en "boulet", pèse de manière permanente et constante sur la croissance : quand une multinationale cherche où implanter ou délocaliser un nouveau siège social, un nouveau centre de recherche ou une nouvelle usine dans un pays ou dans un autre, la fiscalité est un élément pris en compte.

Comparer T1 et T4 n’aurait pas beaucoup de sens économique ? Les chiffres trimestriels de croissance sont pourtant largement commentés, et utilisés pour mettre à jour des prévisions de croissance. Les croissances annuelles sont le résultat de croissances trimestrielles, c’est la même chose.

L’Allemagne a connu une croissance modérée en 2007 parce que le relèvement de la TVA avait fait anticiper certains achats en 2006 aux ménages, augmentant ainsi le PIB plus rapidement que le trend de croissance. Pour autant, vous ne pouvez pas nier qu’au 1er trimestre 2008, le PIB allemand a cru fortement (je répète, s’ils reproduisaient cette performance remarquable tous les trimestres cela ferait plus de 6% par an).

Je ne trouve pas dans votre article d’explication à la hausse du niveau de vie à long-terme (j’essaierai de le lire attentivement quand j’aurai le temps...). Jean Fourastié démontre très clairement que c’est la hausse de la productivité dans Les Trente Glorieuses. Si demain on est capable de fabriquer deux fois plus de produits en un temps de travail donné, nous aurons deux fois plus de produits à consommer pendant notre temps libre.

Cela n’a rien de libéral, et encore moins de "libertarien" (Fourastié démontre d’ailleurs que ce sont les plus pauvres qui en profitent le plus).


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