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sirius521 sirius521 13 octobre 2008 22:53

Le système de soin français est il le meilleur au monde ? En clair, justifie t’il qu’on le défende face à des intérêts moins philanthropiques ?

C’est une question très difficile, relevant des meilleurs spécialistes en santé publique. Nous ne répondrons pas à la question dans cet article. Je suis d’accord avec le fait que le biais évident consiste à identifier les facteurs de risque de mortalité, souvent non comparables entre les pays., quoique l’excès de gras doit être compensé en France par la consommation d’alcool...

Mais revenons à des données plus scientifiques.

La comparaison issu de l’organisation non gouvernementale américaine The Commenwealth Fund s’appuie en particulier sur la notion de "mortalité évitable". Celle-ci consiste à prendre en compte les décès survenus chez des personnes de moins de 75 ans pour des causes qui auraient pu être prévenues ou traitées par le système de santé : infections bactériennes, diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers dépistables, complications survenues à la suite d’une intervention chirurgicale...
Sur les 19 pays développés étudiés par le rapport de la Fondation, la France occupe le premier rang en ce domaine, avec un taux de 65 décès évitables pour 100.000 habitants, devant le Japon (71) et l’Australie (71). A titre de comparaison, les Etats-Unis affichent un taux de 110 décès évitables pour 100.000 habitants, le Royaume-Uni de 103 et l’Allemagne de 88.
Autre élément qui témoigne de l’efficacité du système de santé français : l’espérance de vie à 60 ans. A cet âge, une femme française dispose en moyenne d’une espérance de vie de 20 ans, ce qui classe la France juste derrière le Japon (22 ans) et la Suisse (20 ans). Pour les hommes, l’espérance moyenne de vie à 60 ans est de 17 ans, ce qui classe à nouveau la France au troisième rang, toujours derrière le Japon (18 ans) et la Suisse (17 ans).

Quand aux nombres de pharmacie et de laboratoires, je ne vois pas où est le surcout pour la société ?
Que je sache, la location des locaux, les charges et le personnel ne sont pas offerts aux professionnels par la commune... les centrales d’achat pour les pharmacies et les réactifs pour les labos font dejà bénéficier de prix de "gros".
Au moins, celà a le mérite d’offrir des soins de proximité aux patients et un visage à qui ils peuvent se référer !
Ouvrir ce dernier secteur à la finance, c’est enfoncer un peu plus le système. Défendre sa corporation est une chose, prédire l’effondrement d’un système qui marche en est une autre et c’est cette dernière que je défend.
Personnellement, je ne me fais pas souci sur les salaires de ces futurs cadres médecins ou pharmaciens de ces grandes sociétés de santé, s’ils savent faire du chiffre, ils seront très très bien rémunérés. Nous sommes dans une société où ce n’est plus la valeur du travail qui est récompensée, c’est ce qu’elle rapporte. Et au dépend de qui ? Je vous laisse deviner.
Quand aux séniors, ils revendront à prix d’or leur société le moment de la retraite venue.
Si nous poursuivions nos seuls intérêts financiers alors je pense que très peu auraient autant de coeur de défendre ces idées. 


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